Le rapport analyse les politiques climatiques et énergétiques des banques selon trois grands critères :
l’existence d’une politique globale de lutte contre le changement climatique ;
les financements et investissements ;
les impacts directs climatiques et énergétiques.
Les dix banques étudiées sont les suivantes : groupe Banque Populaire, BNP-Paribas, Caisse d’Epargne, Crédit Agricole, Crédit Coopératif, Crédit Mutuel-CIC, Dexia, HSBC, La Banque Postale, Société Générale.
Aucune banque n’a la moyenne.
Les banques les "meilleures" sont le Crédit Coopératif et Dexia (4,3 à 4,5 sur 10), suivies du groupe Banque populaire (3,7 sur 10). Un groupe médian de 4 banques a une note faible entre 2 et 2,8 sur 10 (HSBC, Crédit Agricole, Caisses d’Epargne, BNP-Paribas). Enfin, la Société Générale (1,3 sur 10) et le Crédit Mutuel (0,5 sur 10) sont bons derniers. La Banque Postale n’est pas évaluée globalement mais seulement sur certains aspects spécifiques, car elle ne disposait pas au moment de l’étude de la capacité de faire des prêts aux entreprises et collectivités.
Sept éléments majeurs se dégagent :
Les banques n’ont pas intégré les enjeux climatiques au coeur de leurs activités de financement et d’investissement. Aucune ne calcule ses émissions indirectes de CO2. Globalement, ces émissions sont 3,2 fois supérieurs aux émissions totales de la France en 2004 ; aucune banque n’a d’objectif de réduction de ses émissions indirectes, priorité majeure ;
L’opacité demeure extrêmement préoccupante dans les financements octroyés au secteur énergétique ;
La grande majorité des banques n’ont aucune politique de réduction des risques dans le financement des secteurs énergétiques sensibles (énergies fossiles, grands barrages, énergie nucléaire). BNP-Paribas, Crédit Agricole et Société Générale notamment sont pourtant lourdement impliqués dans ces secteurs, ainsi que dans des projets énergétiques controversés au niveau international ;
Les financements consacrés aux énergies renouvelables demeurent très difficiles à calculer du fait de l’opacité des banques, varient de un à dix suivant les banques et sont en moyenne dix fois inférieurs aux financements pour les énergies non soutenables. Aucune des banques étudiées n’a d’objectif précis en matière de financement des renouvelables ;
Les produits créés pour la lutte contre le changement climatique doivent désormais être mis en place et leur diffusion massifiée, avec des moyens à la hauteur des enjeux ;
La formation spécifique aux enjeux énergétiques et climatiques demeure extrêmement insuffisante ;
La réduction des impacts directs progresse mais reste faible, et ne doit en aucun cas être un prétexte pour différer les efforts nécessaires en matière de financement et d’investissement.
Téléchargez le rapport (217 p) ou sa synthèse ci-joint
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Sommaire du rapport :
Remerciements
Introduction
I. Cadre de l’étude
II. Evaluation des banques
Enjeu 1. Politique globale de lutte contre le changement climatique
Enjeu 2. Financements et investissements
Enjeu 3. Impacts directs climatiques et énergétiques
Analyse globale des enjeux
III. A l’international, des financements massifs parfois controversés dans le secteur énergétique
IV. Recommandations
Conclusion
Bibliographie
Pour plus d’information
Liste des annexes
En savoir plus sur les politiques climatiques et énergétiques des banques françaises
Rapport "Banques françaises, banques fossiles ?"
Synthèse ’Banques françaises, banques fossiles ?"
English executive summary "French banks, fossil banks ?"




