Depuis ces années, des sommes colossales furent dépensées en propagande par le lobby nucléaire pour occulter tous les problèmes majeurs liés à ce type d’énergie et faire croire qu’elle sauverait l’humanité de l’effet de serre, qu’elle assurait l’indépendance énergétique....
Parallèlement la situation réelle des centrales nucléaires françaises se dégradait, dépassant largement les prévisions critiques des opposants.
De nombreux problèmes majeurs apparurent - menaces liées : au dérèglement climatique - sécheresse, inondations ; à la dégradation du contexte géopolitique ; à la dégradation générale de tous les constituants des réacteurs...
Le 25 janvier à Toulouse aurait donc ENFIN lieu un débat autour de la question nucléaire, et en particulier de l’EPR prévu à Flamanville !...
Qu’en est-il plus précisément ?
Ce débat a lieu alors que l’Assemblée nationale a déjà donné le feu vert pour le réacteur EPR : des milliards d’euros furent concédés à l’EPR au détriment des économies d’énergies et des énergies renouvelables au cours d’un débat plus idéologique et politique que rationnel.
Dès la fin octobre 2005, le réseau Sortir du nucléaire montrait comment EDF avait lancé des appels d’offre sur des éléments de construction du réacteur EPR, appels auxquels les entreprises ont d’ores et déjà répondu aujourd’hui.
Mi-septembre 2005, suite aux révélations du réseau Sortir du Nucléaire , le Premier ministre refusait la levée du secret sur les documents relatifs à la sécurité du futur réacteur. Etait-ce pour que des mal-intentionnés ne disposent pas d’informations classées ? Sûrement pas : n’importe qui, avec un minimum de recherche, pouvait déceler les failles du système : en fait, le seul objectif de ce secret est que le public ne sache jamais que les réacteurs actuels ainsi que l’EPR ne résistent pas à un attentat du type du 11 septembre.
Au niveau national, suite à cette censure, le réseau "Sortir du nucléaire" a décidé de ne pas participer au débat. Greenpeace, France Nature Environnement, Les Amis de la Terre, Agir pour l’Environnement et le Réseau Action Climat ont estimé pour leur part inutile un débat qui n’apporterait pas toutes les réponses aux citoyens. Les Verts considèrent quant à eux qu’il était "assez vain" de participer au débat public.
Les AMIS DE LA TERRE MIDI-PYRÉNÉES ainsi que les associations membre du Collectif Anti-Nucléaire Toulousain réaffirment qu’ils ne participeront pas à cette pseudo-consultation publique. Ils assureront ensemble, le 25 janvier à 18 h 30, une présence à l’extérieur du lieu de ce débat bidon (Centre Pierre Baudis - Compans-Caffarelli).
Nous vous invitons à les rejoindre pour :
* dénoncer le mépris des décideurs à votre égard,
* affirmer votre volonté de sortir au plus vite de cette source d’énergie électrique mortifère,
* explorer les différentes possibilités d’actions immédiates pour inverser la tendance insouciante qui a prévalu en matière énergétique depuis des décennies
Pour en savoir plus : sites Internet - des Amis de la Terre - du réseau Sortir du nucléaire -
Alain Ciekanski, janvier 2006