Trois séries de problèmes alarment la société civile. D’une part, la SFI minore ses exigences par rapport aux normes actuelles, notamment :
Deuxièmement, la SFI viole les engagements qu’elle avait elle même pris dans sa réponse à la Revue des Industries Extractives (sur les projets énergies fossiles et mines). Ainsi, l’engagement de mettre en place un mécanisme indépendant de suivi pour les grands projets, ou le besoin d’évaluer les impacts de chaque projet sur le développement et la réduction de la pauvreté ne sont repris nulle part. Enfin, les engagements publics de la SFI ne se traduisent pas dans les normes : notamment, les références aux droits humains sont tellement vagues qu’elles n’ont aucun sens.
Sébastien Godinot des Amis de la Terre analyse : « Cette évolution de la SFI est contre-productive pour tout le monde : les populations locales et l’environnement vont en faire les frais, et la SFI va encore largement perdre de sa crédibilité dans les projets qu’elles soutient. Quant aux entreprises et banques impliquées dans ces projets, elles seront encore plus exposées aux risques réputationnels, environnementaux et sociaux, puisque la « couverture » apportée par la SFI suffira de moins en moins pour garantir la viabilité environnementale et sociale d’un projet. »
Il poursuit : « La SFI fait le jeu des Etats refusant toute norme contraignante, mais aussi de ceux soutenant les investissements de leurs multinationales dans les pays du Sud, dont la France, qui ne veulent pas s’embarrasser du respect du droit international. C’est consternant car les citoyens demandent clairement l’inverse. »
En France, un sondage TNS-Sofres révèle en octobre 2005 que 60% de la population veut que les entreprises soient plus étroitement contrôlées et réglementées.
Note :
Pour en savoir plus sur le processus de révision en cours et les propositions et critiques de la société civile internationale, voir www.grrr-now.org
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