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Le biométhane bien meilleur que le gaz de schiste

La production en quantité d’énergie à partir du biométhane (gaz naturel contemporain) de manière durable sans aggraver systématiquement les agressions climatiques dues à l’effet de serre et fragiliser nos conditions de vie sur cette planète, est non seulement possible, mais constitue un atout considérable en matière d’emploi et de sécurité alimentaire. Face à l’incohérence sociale, économique et écologique de l’exploitation des gaz de schiste, notamment en Amérique du Nord, les Amis de la Terre de l’Hérault ont procédé à l’élaboration du premier schéma comparatif entre la production durable de biométhane à partir de résidus fermentescibles et l’exploitation de gisements de gaz enfouis dans la roche mère à très grande profondeur (2500-3000 m). Le verdict est sans appel en faveur du biométhane, justifié notamment par :

* la considérable réduction des émission de C02 et de méthane fossile non contrôlés

* l’élimination des atteintes à la santé des populations riveraines et de leur environnement

* la préservation des ressources hydriques

Les Amis de la Terre préconisent la construction et la mise en exploitation des unités de méthanisation décentralisées valorisant la biomasse contenue dans les déchets agricoles, agroalimentaires et des villes. Concernant les déchets ménagers, seul le tri en amont des organiques permet d’obtenir un compost utilisable, contrairement au tri mécano-biologique (TMB) bien trop utilisé en France. Ces installations pourraient être gérées notamment sous la forme de sociétés coopératives et participatives (Scop) ou de sociétés coopératives d’intérêt collectif (Scic), voire de régies municipales. L’Allemagne compte environ 7000 unités de méthanisation contre une cinquantaine en France. L’objectif du gouvernement allemand est de substituer le biométhane au gaz naturel fossile importé. L’exploitation des gaz de schiste n’y est d’ailleurs pas d’actualité. Rappelons enfin que les Amis de la Terre considèrent comme prioritaire un engagement fort de la France et de l’Europe en faveur des économies d’énergie et de la fermeture des centrales nucléaires.

Voir l’étude jointe.

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