Pour son action contre les risques environnementaux de l’oléoduc Baku-Tbilissi-Ceyhan, Manana Kochladze a reçu en 2004 le Goldman Prize, un prix international reconnu comme l’équivalent environnemental du Prix Nobel. La plainte qu’elle a déposée contre OPIC (U.S. Overseas Private Investment Corporation) se base sur quatre motifs :
Sébastien Godinot des Amis de la Terre estime : « La négligence d’OPIC est identique à celle constatée au sein de la Banque mondiale et de la Banque Européenne pour la Reconstruction et le Développement (BERD). La Ministre de l’Environnement géorgienne elle même s’était plainte aux ONG du laxisme des institutions financières internationales. Dans la phase actuelle de construction, ces dernières exercent un suivi du projet manifestement insuffisant et inadéquat, comme en témoignent les plaintes croissantes des populations locales. »
Il ajoute : « Une telle plainte contre OPIC est légitime, mais impossible avec la majorité des institutions financières publiques impliquées : en France la Coface, l’agence française de crédit à l’exportation, ne dispose d’aucun mécanisme de plainte et jouit ainsi d’une immunité totale dans le projet. »
En outre, le Financial Times a rapporté début mai un retard de six mois et une dérive des coûts de 2,95 à 3,9 milliards de dollars (soit une explosion de 32%), sans compter les 600 millions de dollars que coûtera le remplissage de l’oléoduc, long de 1768 km. Selon BP, l’entreprise leader de BTC, cela tient à une augmentation des coûts des sous-traitants et des matériaux.
Total, BNP-Paribas, Société Générale, Crédit Agricole, Natexis-Banque Populaire, Spie Batignolle sont impliqués dans le projet, garanti par la Coface.
Contact presse :
Sébastien Godinot, Les Amis de la Terre 01 48 51 18 92 / 06 68 98 83 41




