Les Amis de la Terre sont scandalisés de voir que la Charte du Parc Naturel des Landes de Gascogne est foulée au pied. En effet, et à la demande - si nous rappelons bien - d’Alain Vidalies, député PS des Landes, un amendement avait été adopté en septembre 1999 dans la nouvelle Charte, décrétant que “comme les incertitudes pesant sur les OGM sont en contradiction avec les orientations générales de la Charte, un moratoire sine die de toute expérimentation OGM s’impose sur le territoire du Parc”.
Cette Charte et son amendement ont été adoptés à l’unanimité des personnes représentant les 40 communes du Parc Régional, les Conseils Généraux des Landes et de Gironde, du Conseil Régional d’Aquitaine et des villes de Bordeaux et de Mont-de-Marsan.
La Charte est la base même du décret qui classe le territoire en Parc Naturel. L’Etat en signant par la personne du préfet, la convention d’application, reconnaît le bien fondé des mesures prises et les services de l’Etat doivent en tenir compte.
Les Amis de la Terre veulent donc savoir :
si les DDAF des Landes et de Gironde ou le Service de Protection (sic) des Végétaux de la Direction
Régionale de l’Agriculture et de la Forêt qui suit en principe les OGM, étaient au courant de la culture de ce maïs OGM ?
ce que comptent faire les préfets des Landes ou de Gironde, représentants de l’Etat, pour enfin faire appliquer la Charte ?
Les Amis de la Terre rappellent aussi que les variétés de maïs OGM autorisées à la culture sont essentiellement issues du maïs OGM Mon 810. L’Autriche, la Hongrie, la Pologne ont interdit ce maïs, autorisé sous une législation dépassée. Même la Commission Européenne reconnaît que "ce type de maïs produisant un insecticide - maïs Bt, c’est la cas du maïs MON810 - ne devrait plus être planté tant que les effets sur le sol ne sont pas connus".
Alors qu’attend le gouvernement français pour interdire ce maïs ?
Pour Christian Berdot, coordinateur de la campagne OGM des Amis de la Terre France et militant landais : "L’immense majorité de nos concitoyens refusent les OGM agricoles. Les Amis de la Terre en ont assez de voir une minorité d’agriculteurs extrémistes se moquer des élus locaux, agir contre l’intérêt public et imposer les OGM au reste de la population, avec le soutien plus ou moins actif des pouvoirs publics. Nous demandons que toute la clarté soit faite sur cette affaire."