La technique des manipulations génétiques est un excellent outil de recherche mais c’est un outil grossier. Certains scientifiques prétendent que ce n’est qu’une extension de l’évolution naturelle, un développement des techniques de croisement, mais techniquement parlant, c’est totalement faux. Les manipulations génétiques utilisées pour fabriquer des plantes modifiées génétiquement provoquent des milliers de modifications dans l’ADN des cellules de la plante, des variations d’une qualité et d’une qualité différentes, sans comparaison avec l’hybridation naturelle.
Certaines sont sans portée, mais d’autres vont interrompre une ou plusieurs fonctions de la plante. Votre plante sera peut-être tolérante à un herbicide, mais elle ne résistera plus à la chaleur, sa valeur nutritive pourra être diminuée, des toxines connues pourront augmenter ou même de nouvelles toxines être introduites dans la plante.
Cet effet mutagène est bien connu. L’Agence des Normes Alimentaires a conduit des recherches et trouvé de telles perturbations dans les modes de fonction des gènes. Mais pour l’instant, nous sommes trop sélectifs dans nos recherches et de ce fait, les conséquences pour la santé sont totalement inconnues. Les risques liés à la dissémination des organismes modifiés génétiquement dans la nature sont largement acceptés.
Dans les recherches que je mène en utilisant les manipulations génétiques, il y a des obligations réglementaires imposant que les organismes modifiés génétiquement (OGM) ne soient utilisés que dans des conditions « d’utilisation confinée » et soient génétiquement mutilés de façon à ne pouvoir ni s’échapper, ni interagir avec l’environnement. Il est tout à fait étrange que ces règles ne s’appliquent pas au même type de technologie utilisée dans les plantes GM. Ce à quoi, nous assistons, c’est la dissémination irresponsable d’OGM dans l’environnement, sans aucune idée des conséquences.
Les plantes GM ne tiennent pas leurs promesses : le coton GM a subi des problèmes au niveau des capsules et des racines tandis que le soja GM lui, a constamment eu des rendements inférieurs aux variétés conventionnelles.
Les études de nourrissage d’animaux ont démontré les effets potentiellement préjudiciables du soja, du maïs et des pommes de terre. Les pommes de terre GM ont causé des lésions intestinales ; le soja GM a provoqué des modifications des cellules du foie et des morts prématurées chez des jeunes ; le maïs GM a provoqué des problèmes au niveau des reins et du système sanguin. Sur le plan mécanique, nous ne savons pas ce qui se passe et quelles sont les conséquences sur la santé humaine. Par contre, très clairement, il y a des modifications physiologiques qui ont été enregistrées. Une fois les plantes GM dehors, nous ne pouvons plus les contrôler.
Nous n’avons pas besoin des OGM agricoles. La diversité génétique des plantes agricoles est énorme et peut être exploitée en les croisant naturellement et en s’aidant de moyens modernes comme les technologies de triage génétique. Les problèmes que nous avons en agriculture sont d’ordre social et politique. Ce qui pousse les OGM agricoles, c’est l’économie et la finance.




