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Oléoduc BTC : l’inauguration ternie par des risques environnementaux et sociaux majeurs

24 mai 2005,
Communiqué de presse

Alors que la cérémonie d’ouverture du gigantesque oléoduc Baku-Tbilissi-Ceyhan (BTC) aura lieu demain à Baku (Azerbaïdjan), deux rapports d’ONG paraissent, mettant en évidence les risques environnementaux du projet, les tensions sociales, les violations des lois nationales et le laxisme des Institutions Financières Internationales, la Banque mondiale et la BERD. Les Amis de la Terre demandent l’arrêt des opérations jusqu’à ce que les risques soient correctement pris en compte.


Les deux rapports produits font suite à une mission internationale menée en octobre 2004 en Azerbaïdjan et en Géorgie par les Amis de la Terre, Friends of the Earth Angleterre, Green Alternatives (Géorgie) et Central and Eastern Europe Bankwatch Network. Ils sont rendus publics quatre jours après qu’une manifestation pacifique à Baku contre le projet a été réprimée brutalement par la police, en violation de la Constitution azérie.

Le rapport sur la partie géorgienne de l’oléoduc rend public un document obtenu par une fuite, qui met en évidence la bataille juridique entre le gouvernement géorgien, la multinationale BP leader du consortium et les IFI. Le gouvernement géorgien accuse BP de violer le permis environnemental exigé dans le projet. Les deux rapports géorgien et azeri mettent en évidence les atteintes à la propriété causés par le projet, l’absence de compensation pour des expropriations, la pollution de l’eau, des violations du droit du travail, des impacts négatifs sur le tourisme, des pressions contre les opposants au projet en Azerbaïdjan, et une négligence consternante de la Banque mondiale et la BERD (Banque Européenne pour la Reconstruction et le Développement).

Sébastien Godinot des Amis de la Terre, explique : « Le projet a été vendu comme un modèle de développement, avec la « caution » de la Banque mondiale. Mais celle-ci viole ses promesses en ignorant les problèmes générés par la construction de l’oléoduc. Sur le terrain, elle laisse les mains libres au consortium et à ses sous-traitants (dont Spie). Elle refuse de reconnaître l’ampleur des protestations locales et des risques environnementaux. Dans cette phase de construction, sa valeur ajoutée par rapport aux entreprises est inexistante. A quoi sert-elle ? ».

Notes :

  •  Pour lire le rapport de mission des ONG en Géorgie cliquez ici
  •  Pour lire le rapport de mission des ONG en Azerbaïdjan cliquez ici
  •  Pour lire les documents géorgiens obtenus par une fuite, prouvant la violation de la loi environnementale géorgienne, cliquez ici.

    Contact presse :
    Sébastien Godinot, Les Amis de la Terre 01 48 51 18 92 / 06 68 98 83 41