Un permis environnemental a été délivré par le Ministère de l’Environnement de la Géorgie pour l’oléoduc BTC, le 30 novembre 2002. La décision a été prise officiellement sur la base de l’Etude d’impact environnemental et social soumise par le consortium au Ministère de l’Environnement.
Le Gouvernement géorgien a suspendu les travaux de l’oléoduc BTC en juillet 2004 pour cause de violation du permis environnemental par BP, leader du consortium. Le motif était la non mise en oeuvre des conditions imposées par le permis environnemental, en particulier la condition n°9 ("zone de Borjomi", p.26-28 dans le document ci-joint). Ce n’est qu’après cette suspension des travaux (de deux semaines) que le consortium BTC a daigné mener des négotiations avec le gouvernement géorgien sur la nécessité d’un plan de sécurité intégré pour l’oléoduc. Le consortium BTC a promis au Gouvermement la publication d’un tel plan le 10 septembre 2004.
Une Mission internationale d’ONG, dont les Amis de la Terre, a rencontré la Ministre de l’Environnement de Géorgie en octobre 2004 : ses conseillers ont affirmé explicitement qu’à ce jour le consortium BTC violait la loi environnementale géorgienne.
Aujourd’hui, le gouvernement géorgien n’a toujours pas reçu la version intégrale de ce plan de sécurité. L’oléoduc BTC traverse pourtant la région de Borjomi, parc naturel protégé qui est la principale zone touristique du pays, et dans laquelle l’exploitation de sources minérales naturelles constitue la principale recette à l’exportation de la Géorgie. Une fuite de l’oléoduc dans cette région ruinerait plusieurs pans de l’économie nationale.
Téléchargez le document ci joint (en anglais et géorgien)(39 pages, 2100 Ko).
Pour lire le dernier rapport de mission des ONG d’octobre 2004 sur l’oléoduc BTC en Géorgie, cliquez ici.




