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Opposition au projet de centrale nucléaire en Turquie

1er janvier 2003,

Paris, le 14 janvier 2000. Les associations de protection de l’environnement, dont les Amis de la Terre, Greenpeace, le Réseau Sortir du nucléaire ont adressé une lettre au gouvernement français à propos du financement éventuel par la France de réacteurs nucléaires en Turquie.


Après les récents tremblements de terre qui ont fait plus de 18 000 morts, le débat reste très vif en Turquie sur les risques que ferait courir la construction de réacteurs nucléaires à Akkuyu. Le gouvernement turc doit décider avant la fin du mois de janvier s’il lance ou non un programme nucléaire. Il fait face à une forte opposition nationale et internationale.

" La France et l’Allemagne veulent intégrer à l’Europe une Turquie qui ferait le choix du nucléaire. Alors que l’actualité récente a montré que le gouvernement turc peut être attentif à la diplomatie européenne sur les droits de l’homme, nos gouvernements devraient faire le choix soutenu par une majorité de l’opinion publique en Allemagne et en France d’une Europe sans nucléaire. " a déclaré Jean-Luc Thierry, chargé de la campagne nucléaire à Greenpeace.

Le gouvernement français étudie actuellement son soutien à la construction de nouveaux réacteurs à travers la Coface et les institutions financières multilatérales telles que la BERD et la BEI. "Sans financements publics, ces réacteurs ne pourraient être construits. Ces investissements de l’ordre de 15 milliards de francs sont de véritables gouffres financiers pour l’économie de la Turquie. " a souligné Hélène Ballande qui coordonne le projet sur les institutions financières aux Amis de la Terre.

Les ONG ont souligné la violation de l’Accord Vert-PS que constitueraient de tels financements et ont demandé le retrait immédiat des subventions aux exportations nucléaires.

Texte de la lettre adressée à Dominique Voynet et Lionel Jospin disponible sur demande