
10 janvier 2007 : sortie du Paquet Energie par la Commission Européenne
14 février : note du Parlement Européen sur le Paquet Energie ( qui soutient l’objectif d’une réduction de 30% de nos émissions de GES)
15 février : Conseil Européen de l’énergie : les ministres à l’énergie des différents pays européens se rassemblent pour donner leur point de vue sur ce Paquet Energie
20 février : Conseil Européen de l’environnement : idem avec les ministres à l’environnement
8-9 mars : Conseil Européen de Printemps : vote du Paquet Energie
Ce Conseil européen de Printemps aura pour mission de se prononcer sur deux éléments essentiels pour l’avenir de la lutte contre le changement climatique :
le nouvel objectif absolu de réduction des émissions de l’Union européenne (UE) pour la deuxième période d’engagement du Protocole de Kyoto qui débutera en 2012 ;
le « paquet énergie » présenté par la Commission européenne le 10 janvier 2007 qui définit les grandes orientations de la politique énergétique européenne pour les 10 années à venir.
Les Amis de la Terre, ainsi que la grande majorité des associations environnementales françaises et européennes souhaitent que les objectifs fixés dans ce paquet soient plus ambitieux et contraignant. Voici dans les grandes lignes nos revendications :
Futur objectif chiffré de réduction des émissions de l’UE à l’horizon 2020 fixé à 30%.
En effet, l’objectif de 20% proposé dans le paquet énergie n’est qu’une demi mesure. De plus, la France s’est engagée à diviser par 4 ses émissions de gaz à effet de serre, soit une réduction de 3% par an, ce qui équivaut à une réduction de 36% d’ici à 2020.
L’efficacité énergétique doit occuper un rôle majeur dans la nouvelle politique énergétique européenne :
Nous demandons à ce que les représentants français soutiennent l’objectif du Plan d’Action d’économiser 20% de l’énergie consommée en Europe d’ici à 2020. En effet, mandat doit être donné à la Commission européenne pour proposer des mesures réglementaires permettant d’améliorer l’efficacité énergétique de certains secteurs prioritaires, notamment de celui des transports, de l’habitat et des appareils et équipements consommateurs d’énergie (proposition de réglementation visant à abaisser le niveau moyen d’émissions des véhicules à 120 grammes de CO2/km d’ici 2012, révision et extension du champs d’application de la directive sur la performance énergétique des bâtiments, propositions de directives contenant des normes minimales de performance énergétique pour une vaste catégorie de produits etc.).
Adopter un objectif global ambitieux en matière d’énergies renouvelables : 25% de renouvelables dans la consommation globale d’énergie de l’UE d’ici à 2020
En outre, cet objectif doit comprendre des sous-objectifs sectoriels et être contraignant. Il ne doit doit concerner que les énergies renouvelables, et non « les technologies faiblement émettrices en carbone », incluant le nucléaire et le captage et le stockage du carbone, qui ne représentent à nos yeux pas une solution durable au problème du changement climatique.
Exclure le nucléaire de la nouvelle politique énergétique européenne
La technologie du captage et stockage du carbone ne doit pas être privilégiée au détriment des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique.