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Pesticides, lettre ouverte aux élus du pays viganais

Le Vigan, le 16/09/2019.

Lettre ouverte à mesdames et messieurs les élus.es de la communauté des communes du pays viganais, de la circonscription et du canton du Vigan.

Mesdames et messieurs les élus.es.

Nous avons l’honneur par la présente lettre de solliciter de votre conscience écologique et citoyenne le vote d’un arrêté anti-glyphosate dans les territoires que vous avez en responsabilité. Nos écoles, nos bâtiments publics, nos habitations, bref, nos lieux de vie ne peuvent plus être exposés à ses poisons ! Nous, membres des collectifs : Nous voulons des coquelicots au Vigan, les Amis de la Terre pays viganais et P.A.I.S, vous demandons de faire preuve de courage politique et de prendre vos responsabilités quant à ces poisons qui ont déjà imprégné toutes les strates du vivant. Perturbateurs endocriniens, cancérogènes probables, agent de nombreux écocides à l’image des populations d’abeilles et d’insectes, nous ne pouvons plus exposer, nos enfants, nos vies, nos territoires et notre environnement plus longtemps. Oui, une telle décision peut être lourde à porter, nous le savons. Nous ne voulons pas la mort des agriculteurs, nous voulons le retour des paysans, des villages fleuris et des insectes sur nos pare-brises. Oui, nous savons que les agriculteurs appréhendent la sortie des pesticides. Oui, nous comprenons les risques que cela représente et dénonçons la pénibilité d’une vie qui leur est imposée par un agro-business vorace et destructeur ! Voilà ce que nous voulons. Arrêter la destruction de nos conditions d’existence. Redonner à nos paysans un place prépondérante dans nos sociétés ! Pour ce faire, dès que cela lui est possible, chaque élu.e doit dire stop aux pesticides. Chaque citoyen.ne doit comprendre que ce qui compte le plus ce n’est pas de consommer un kilo de tomates du Chili en hiver, mais de se régaler d’un kilo de pomme de terres bios et locale, que ce n’est pas d’avaler un burger surgelé, mais un filet de viande issue de bêtes bien traitées, bien nourries et respectées jusqu’à la fin. Car enfin, ce qui est rare est cher ! Par manque d’abeilles, le miel se raréfie ! L’urgence écologique s’avère hors de prix ! Et la santé de chacun est inestimable ! S’il vous plaît, mesdames et messieurs les élus.es de ce coin béni de France, les Cévennes, interdisez les pesticides ! Aidez vos agriculteurs.trices à faire leur transition ! Enseignez à vos administrés.es le vrai prix des aliments (OUI, la salade industrielle est PLUS chère de fait que la salade BIO !) et celui de l’effondrement du vivant. Soyez valeureux.es ! Soyez politiques ! Soyez polémiques ! Faites voter comme à Murles, comme à Langouet, comme à Méjannes Le Clap un arrêt anti-pesticide ! Merci.

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