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Plus de Bhopal, ni ici ni ailleurs

3 décembre 2004,
20 000 victimes et Dow Chemicals toujours irresponsable

Communiqué de presse

Il y a vingt ans, dans la nuit du 2 au 3 décembre 1984, une fuite dans l’usine de pesticide de Bhopal en Inde centrale (Madhya Pradesh) rejetait 27 tonnes de gaz mortels dans le ciel de la ville. Plus de 8 000 personnes sont mortes dans les jours qui ont suivi, on compte aujourd’hui plus de 20 000 victimes.


Les effets de cette tragédie se font encore sentir vingt ans après. 150 000 personnes souffrent de maladies dues à la catastrophe (malformations...), attendant une réparation et un traitement médical adapté de la part de la société américaine Dow Chemicals (nouvelle dénomination de la société propriétaire de l’usine). Le site de l’usine n’est toujours pas décontaminé.

« Ce drame, qui implique aujourd’hui le n°2 mondial de la chimie, nous montre que l’industrie chimique est une activité de destruction massive confiée à des sociétés qui n’assument pas leurs responsabilités » a déclaré Gérard Botella, président des Amis de la Terre.

« L’explosion d’ AZF nous a rappelé qu’un tel drame peut arriver partout et que confier les activités dangereuses à des multinationales comme Dow ou Total est loin d’être un gage de sécurité » a t-il ajouté.

En souvenir de ce drame, le 3 décembre est devenu la journée internationale de la responsabilité des entreprises. Avec les survivants, les Amis de la Terre réclament justice pour les victimes et la mise en place d’un cadre international contraignant obligeant les entreprises multinationales à être responsables de leurs actes, pour qu’il n’y ait plus jamais de Bhopal.

Contact presse Gérard Botella, tél : 06 83 60 33 88, e-mail : gebo.botella@wanadoo.fr