En 2003, un débat public est lancé sur l’opportunité d’une ligne à grande vitesse (LGV) entre Limoges et Poitiers. Les collectivités locales (région, département, ville de Limoges) soutiennent ce projet de tout leur poids. Lorsque en 2008 débute la phase de concertation, les Amis de la Terre - Limousin en collaboration avec les Amis de la Terre - Poitou, écrivent une contribution et martèlent, dans la commission environnement, leur opposition. Les partisans de la LGV prétendent qu’approcher Limoges à deux heures de Paris est une nécessité pour faire de cette ville une véritable métropole régionale génératrice de développement économique.
Moderniser l’existant
Mais quel est le prix à payer pour gagner 20 minutes de train ? Les Amis de la Terre - Limousin les énumèrent : 2 milliards d’euros, le passage dans plusieurs sites Natura 2000 et dans un champs d’éoliennes et la destruction de quartiers entiers dans les villes de Poitiers et Limoges pour les raccordements. 20 minutes valent-elles ces destructions ? En outre, le projet de LGV traverse des sites miniers d’étain et surtout d’uranium ! Enfin, ce grand projet laisse de côté
les dessertes de la Creuse et la Corrèze, et le fret n’est pas envisagé. Le collectif s’opposant au projet de LGV Poitiers – Limoges composé d’associations nationales et locales, mais également de partis politiques, et de syndicats demande donc l’abandon du projet au profit d’une modernisation de la ligne existante. Il se mobilise également pour informer la population locale dans les communes concernées. En effet Réseau ferré de France reste muet : certains agriculteurs découvrent le projet quand on prend des mesures sur leurs parcelles...