Politique « déchets » : après le tri électif, les ONG rendent publiques les réponses des candidats

A trois jours du premier tour des élections présidentielles, le Centre national d’information indépendante sur les déchets (Cniid), Agir pour l’environnement, Les Amis de la Terre et le Réseau Action Climat, publient ce jour les réponses des candidats en réaction à leurs propositions vers Une nouvelle et nécessaire politique des déchets.

Alors que la question environnementale est la grande oubliée de cette campagne, les associations ont finalement obtenu une réponse de neuf candidats sur dix à leur sollicitation sur les déchets. Mais les réponses et les solutions proposées ne se valent pas. Pour y voir plus clair, une « déch’étiquette » a été imaginée (voir schéma ci-contre). Cette note est accompagnée d’une fiche synthétique qui reprend les positions et propositions sur les quatre axes de travail proposés par les associations : l’adoption d’une loi sur la durabilité des produits, le détournement de la mise en décharge et de l’incinération, la réforme de la fiscalité « déchets » et l’amélioration de la gouvernance et de la transparence en matière de gestion des déchets.

Si le taux de réponse a été bon et que nombre de candidats ont affiché une volonté d’agir, les associations restent toutefois dubitatives devant le peu de mesures nouvelles formulées par les présidentiables. De la lutte contre l’obsolescence programmée, à la remise à plat de la responsabilité élargie des producteurs (REP) en passant par la réforme de la fiscalité sur les activités polluantes et la sortie de l’incinération, les différents candidats se sont cependant réapproprié un grand nombre de propositions des associations. C’est un signal fort qui met en lumière les insuffisances de la politique qui a été menée jusqu’à aujourd’hui. Il sera nécessaire que le prochain président revienne sur les objectifs insuffisants, voire trompeurs, du Grenelle. Par contre, si les associations partagent le constat sur la situation peu élogieuse actuelle, les moyens d’action concrets manquent souvent dans les réponses. Pour passer des paroles de candidat aux actes de l’élu, il faudra donc patienter encore. Mais la société civile restera mobilisée.

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