Face au monde politique qui discute de développement durable mais qui rogne les droits sociaux des personnes, une réflexion sur la citoyenneté pourrait faire avancer la démocratie. >
> > Poser le problème
> Aborder l’idée de la Citoyenneté reviens à ouvrir une boîte à débats sur de très nombreuses problématiques, dont les principales sont les suivantes :
> - La démocratie représentative,
> - La participation à la vie publique,
> - les choix citoyens sur les grands problèmes de société mais aussi sur nos modes de production et de consommations non viables, sur les orientations politiques à prendre et sur leurs stratégies consécutives ( exemple : nucléaire ou OGM. ) >
> Notre interrogation doit porter sur le niveau de participation des citoyens ( participation à la perception du problème, au rassemblement de l’information objective, à la réflexion collective, à la prévision pour réduire l’incertitude dans l’application du principe de précaution, à l’élaboration du projet, à la planification de la démarche, aux décisions qui déterminent les choix, à la réalisation, au bilan pour mesurer les écarts entre prévision et exécution, aux décisions collectives ). >
> Ensuite, toute décision politique doit pouvoir être évaluée en fonction des risques, des responsabilités, de l’éthique et des questions socio-politique qu’elle met en jeux lors de son application. >
> Légitimement, le citoyen peut s’interroger sur le « jury de citoyens ». Cette question ne doit pas être éludée sous prétexte qu’elle dérange ! >
> D’une manière plus éthique, il s’agit :
> 1. de (re)placer l’homme au centre des préoccupations dans les choix politiques afin d’établir un rééquilibrage avec l’économique ( meilleure prise en compte de l’intérêt général et de l’utilité sociale ),
> 2. de considérer l’urgence à intervenir sur les problèmes et les causes de dégradation de l’environnement comme un facteur de survie de l’humanité ( éthique et responsabilité ). >
> A partir de leurs valeurs et de leur éthique il est bien évident que les citoyens exercent et ont à exercer un rôle prépondérant dans l’élaboration et la participation aux choix de société, notamment dans le cadre > - du développement humain soutenable, > - de la mondialisation, > - de la responsabilité des acteurs financiers, > - de la responsabilité sociale de l’entreprise. >
> Mon utopie militante pour une citoyenneté rénovée :
> Passer de la démocratie représentative à la démocratie participative ( et pourquoi pas à la démocratie délibérative ) nécessite un passage obligé sur deux axes essentiels :
> - l’amélioration substantielle de la mise en oeuvre de la Convention d’Aarhus,
> - le renforcement des droits environnementaux ( droit à un environnement sain, justice environnementale, sécurité alimentaire pour tous, annulation de la dette écologique, droit des réfugiés climatiques ). > >
> Ce raisonnement permet de suggérer les propositions suivantes basée sur la justice sociale, par la création ou le renforcement des mesures et dispositions réglementaires portant sur :
> - la réforme de l’enquête publique,
> - la gestion du passif environnemental,
> - le développement de la médiation environnementale,
> - la détermination d’un statut de l’élu associatif.
> > > Dans cette hypothèse, la cohésion d’ensemble est assurée par :
> 1. l’ingénierie de concertation sociale ( à constituer entièrement),
> 2. la démocratie sanitaire,
> 3. la contre-expertise citoyenne,
> 4. la responsabilité environnementale,
> 5. la justice environnementale.
Au fait, tout ça c’est dans quel programme politique ?
Gilbert GOUVERNEUR