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Pourquoi favoriser le bois local ?

...Car il est issu de forêts cultivées depuis des siècles

Avec la déprise agricole les forêts françaises sont en pleine extension et produisent ainsi chaque année plus de bois que nous n’en consommons. De plus, la biodiversité est un critère de plus en plus pris en compte dans la gestion des forêts françaises. Il y a quelques années encore, laisser un arbre mort en forêt pour protéger une population d’insectes était inconcevable alors qu’aujourd’hui les forestiers commencent à se soucier des aspects écologiques. La tempête de décembre 1999 a également permis à la profession de se rendre compte des erreurs du passé, comme la plantation massive de résineux. Autant d’efforts à poursuivre et à soutenir car, malheureusement, certaines pratiques restent écologiquement très discutables : plantation de peupliers dans des zones humides (problème d’assèchement et perte de biodiversité), substitution des massifs de feuillus par la plantation de douglas, recours abusif aux traitements phytosanitaires ou encore construction de pistes forestières dans des milieux fragiles.

...Pour limiter l’impact des transports

L’importation de bois en provenance de régions tropicales, tempérées ou boréales nécessite un transport par voie maritime sur de longues distances. L’emploi de bois locaux limite par conséquence l’utilisation des transports, réduisant ainsi le bilan énergétique et les rejets de gaz à effet de serre.

...Pour contribuer au développement local

La filière bois-papier française représente 500 000 emplois4. Les professionnels de la filière bois estiment par ailleurs que 40% du potentiel forestier français est inexploité, ce qui rend possible la création de nouveaux emplois. Aujourd’hui, un bois qui vient de l’autre bout du monde coûte parfois moins cher que certains bois locaux et cette situation économique menace des métiers traditionnels comme le bûcheronnage manuel ou les artisans menuisiers.

...Pour maintenir une activité économique en milieu rural

Les emplois liés à la forêt et au bois sont le plus souvent situés en zone rurale. Malgré une tendance à la concentration, les entreprises de transformation sont généralement de petite taille. Ce tissu industriel diffus permet de maintenir une activité économique dans des territoires souvent fragiles qui ont besoin d’être dynamisés. L’essor du bois-énergie participe lui aussi au développement économique en milieu rural par la création ou le maintien d’emplois, directs ou indirects. Cette énergie constitue par exemple une source de revenus complémentaires pour certains agriculteurs.

...Pour développer une « énergie-bois » renouvelable

Les résidus de l’exploitation forestière, les déchets des entreprises de transformation du bois (scierie) et même les déchets d’élagage urbain peuvent être valorisés énergétiquement. D’abord transformés sous forme de plaquettes ou de granulés, ces combustibles sont brûlés dans des chaudières automatiques, des poêles ou des chaufferies qui distribuent ensuite la chaleur par des réseaux. Ces déchets sont souvent insuffisamment valorisés alors qu’ils représentent un fort potentiel d’énergie renouvelable, comme en Ile-de-France où sont produits plus de 100 000 tonnes de déchets d’élagage par an !

...Pour participer à l’entretien de certains milieux

Menées de façon durable, l’exploitation du bois et la gestion forestière peuvent contribuer à l’entretien des milieux. Cet entretien est essentiel dans les régions sèches (bassin méditerranéen, Landes) car il contribue à la prévention des incendies. De plus, la coupe sélective de certains arbres (coupe d’éclaircie) favorise l’apparition d’un mélange d’espèces et d’un sous-bois, à condition qu’on les maintienne par la suite dans les interventions sylvicoles.

...Pour la « haute qualité sociale » du produit

En France, le travail est encadré par des lois et des normes sociales strictes. Les salariés des entreprises bénéficient d’une couverture sociale et de conditions de travail contrôlées, notamment en matière de sécurité. Ces exigences législatives françaises entraînent un surcoût mais c’est le prix de la « haute qualité sociale » dont bénéficient les employés. Favoriser les achats de bois transformé localement c’est être sûr de consommer un produit réalisé dans des conditions de travail et de sécurité rigoureuses.

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