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Pourquoi une valorisation biologique ?

14 janvier 2008,
Les atouts d’un traitement spécifique des résidus organiques

Le traitement biologique présente de multiples avantages à la fois dans la protection de l’environnement, le développement de lien social autour de projets communs ou encore la dimension économique de l’organisation du traitement des déchets.


· Des atouts environnementaux :

  •  l’utilisation du compost permet l’enrichissement des sols.
  •  préservation des ressources naturelles : La fabrication de ces engrais minéraux repose en effet sur des ressources minières non renouvelables et non disponibles en France (phosphore et potasse) ou pèse sur le bilan énergétique (synthèse de l’azote).
  •  source d’une énergie renouvelable : la production de biogaz, grâce à ses diverses applications, est une alternative au recours aux énergies fossiles pour le carburant, la production d’électricité ou la production de chaleur.
  •  réduction des émissions non captées de biogaz contribuant à l’effet de serre des déchets fermentescibles enfouis en CET.

    · Des atouts sociaux :

  •  la dimension sociologique et culturelle autour des déchets est prégnante : l’homme s’est éloigné de ces déchets. Toute l’organisation de la gestion des déchets ne permet pas à l’individu une prise de conscience de sa propre production. Le déchet est devenu répugnant car étranger et inconnu. Ainsi, la valorisation des déchets organiques, notamment par la gestion domestique ou de proximité, permet une prise de conscience accrue de la production des déchets par chaque individu, élément primordial de sensibilisation et d’implication de la population aux démarches de protection de l’environnement.
  •  créateur de lien social : la gestion de proximité des déchets organiques, au travers de plateformes de compostage de quartier, permet le rapprochement des populations autour de cet outil commun à un quartier. Dans la lignée des « repas de quartier » ou des opérations « immeubles en fête », l’organisation festive autour de la distribution du compost permet la redistribution de l’amendement produit tout en fédérant les habitants autour d’un projet commun.
  •  les effets induits : l’apport d’une partie des déchets ménagers aux filières de recyclage ou de valorisation participe à leur développement, donc à la création d’emplois. Ainsi, on quantifie le potentiel de création d’emploi de la gestion biologique des déchets à 1,6 emplois pour 1000 tonnes de biodéchets collectés et 0,3 emploi pour 1000 tonnes de déchets compostés .
  •  une réponse à la demande de la population : la sensibilisation et la connaissance des problématiques de la gestion des déchets sont de plus en plus partagées dans la population. Beaucoup ont la volonté de réaliser le tri le plus efficace possible pour la préservation de l’environnement. La mise en place des outils permettant ce traitement biologique incombe aux collectivités.

    · Des atouts économiques :

  •  possibilités de réduire le volume de déchets ménagers à traiter : favoriser la gestion domestique permet d’évacuer un volume de déchet proportionnel à la population participant à l’opération des filières de traitement organisées et gérées par la collectivité et, ainsi, réduit les coûts. Les volumes collectés, traités et/ou enfouis par la collectivité sont diminués par une gestion domestique des déchets organiques.
  •  réduction de la pollution des eaux de percolation des CET et limitation de la maintenance des CET.
  •  production de compost : le compost produit sur les plateformes collectives peut être vendu à la population comme aux professionnels. Selon la qualité du compost et les filières de revente, les tarifs seront différents.
  •  production de biogaz : le biogaz produit lors de la méthanisation est valorisable par différentes voies. L’utilisation comme carburant pour les transports collectifs, comme dans le cas de Lille, permet d’éviter le recours aux énergies fossiles. Ce sont les déchets qui fournissent le carburant. L’utilisation du biogaz pour un réseau de chaleur, tout comme l’autoconsommation de l’électricité produite, relèvent de la même logique. Par ailleurs, la revente de l’électricité, au-delà de réaliser des économies en limitant le recours aux énergies fossiles, permet des recettes financières. Les nouveaux tarifs de rachat de l’électricité produite à partir de biogaz ont été publiés en juillet 2006. Ils s’élèvent entre 7,5 et 9 centimes (cts) d’euros par kWh, selon la puissance de l’installation, auxquels s’ajoutent une prime d’efficacité énergétique allant jusqu’à 3 cts d’euros par kWh, et une prime à la méthanisation de 2 cts d’euros par kWh.