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Quand Caron rime avec Faurisson !

23 mars 2007,
Par Groupe local de Midi-Pyrénées

Communiqué de Marc Saint-Aroman du 15 février 2007

Quand Caron rime avec Faurisson !

Quand le professeur Caron affirme dans les colonnes de la DDM du 14 janvier 2007 que Tchernobyl n’a pas eu d’influence sur la fréquence des cancers de la thyroïde en France il réécrit l’histoire : si nous pouvons aujourd’hui porter cette affirmation c’est grâce la plainte contre X déposée en 2001 par les malades de la thyroïde et la Crii-rad pour défaut de protection des populations face aux retombées radioactives du nuage de Tchernobyl. Suite à cette plainte, la Juge Bertella Geoffroy qui est en charge du dossier au TGI de Paris, a diligenté des perquisitions qui nous ont permis de mesurer le mensonge et l’incurie de nombreux organismes lors du passage du nuage de Tchernobyl sur la France.

Voici donc quelques éléments par rapport aux affirmations mensongères du professeur Caron rapportées par la Dépêche :

- L’iode 131 serait le seul élément dont l’influence sur le cancer de la thyroïde serait démontré : FAUX !

L’IPSN a produit une étude mettant en cause TOUS les iodes radioactifs (en particuliers ceux à vie courte tel l’iode 132 mesuré par les détecteurs de toutes les centrales atomiques françaises en mai 1986) dans la survenue de cancers thyroïdiens.(cf. La Recherche n°255 juin 1993). La thyroïde est également la cible du Césium 137 qui fait parti des radioéléments issus de Tchernobyl et qui ont arrosés la France en 1986.

- " .la croissance du nombre des cancers de la thyroïde en France a débuté en 1975, soit 9 ans avant Tchernobyl " : FAUX ! Il n’existait pas, avant 1986 de registre national de morbidité. Seuls trois départements français disposaient de ces données : il est donc impossible, comme le fait le professeur Caron, d’établir une référence sur le nombre de cancers thyroïdiens pour 60 millions de français à partir d’une référence de seulement quelques centaines de milliers de personnes.

Il est encore à noter que le seul registre national existant avant Tchernobyl concernait la mortalité : il est impossible d’établir à partir de ce registre un lien fiable entre la cause des décès liés à des cancers thyroïdiens puisque ces cancers génèrent d’autres déficiences fatales qui seules étaient répertoriées au moment du décès.

- " . l’augmentation du nombre de cancers dépistés,., est directement lié aux meilleures performances des outils d’investigations et donc à des diagnostics plus précis. " FAUX ! Si l’augmentation des cancers n’était pas réelle l’augmentation lié à l’amélioration de la détection finirait par trouver un seuil de stabilisation : ce n’est pas le cas. A noter également que cette démonstration devrait s’appliquer à tous les types de cancer : pourtant aujourd’hui, personne ne nie une croissance généralisée de tous les cancers...

Alors pourquoi tous ces mensonges ? que représente la SFEN, société qui invitait le professeur Caron à cette soirée " Scientifique " à la faculté de médecine ? Un compte rendu de l’assemblée générale du 9 juillet 1980 de cette association nous éclaire : Nous apprenons qu’un des administrateurs de cette société n’est autre que le professeur Pellerin qui s’est rendu célèbre pour sa minimisation de l’impact du nuage de Tchernobyl sur la France (aujourd’hui mis en examen suite à la procédure précitée). On peut noter encore dans ce compte rendu que dans la mise en place de la propagande pronucléaire, il était prévu une " pénétration dans les milieux ecclésiastiques " ceux des retraités, juridiques, universitaires, parlementaires etc. avec à chaque fois désignation des membres susceptibles d’être les meilleurs relais dans chacun de ces milieux ! Pour dissiper tout doute sur les intentions de SFEN, l’AG suivante de cette société se tenait dans les locaux de .FRAMATOME.

La plainte de l’Association Française des malades de la thyroïde et de la Crii-Rad qui a abouti à une mise en examen et devrait enfin permettre de confirmer ce que les citoyens savent déjà : Tchernobyl est bien responsable d’un accroissement du nombre de cancer en France et les autorités portent bien une responsabilité sur une part importante de ces cancers suite à leur non prise de mesure en 1986.

Cette plainte devrait également permettre de désigner les responsables passés et actuels de la négation du problème de Tchernobyl en France et dans le monde.

Marc Saint-Aroman

Note de l’auteur du mél : Le professeur Robert Faurisson diffusait dans les années 1970, à l’université de Lyon, des théories révisionnistes par rapport aux camps de la mort de la deuxième guerre mondiale.



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