La BEI a pour mission d’allouer des financements à des projets qui soutiennent la réalisation des objectifs de l’Union européenne. A l’origine, il s’agissait de financer les grandes infrastructures nécessaires pour intégrer les économies des Etats membres de l’Union européenne, et de faciliter les investissements dans ses zones les moins développées. Aujourd’hui, plus de 10% des activités de la Banque sont situées hors de l’UE.
La BEI accorde donc des financements bancaires (prêts et garanties) pour des projets que lui soumettent des organismes ou des entreprises des secteurs public et privé .
La Banque consent aussi des « prêts globaux » à des intermédiaires financiers, qui prêtent à leur tour cet argent à des PME ou collectivités territoriales. L’utilisation finale de ces prêts globaux fait l’objet d’une opacité totale.
Pour recevoir son appui, la BEI explique que les projets et programmes doivent être viables dans quatre domaines essentiels : économique, technique, environnemental et financier. En réalité, la Banque manque cruellement d’expertise environnementale, et laisse cette évaluation au promoteur du projet. En outre, les aspects sociaux sont laissés de côté. Au final, La BEI semble chercher avant tout à financer des projets dont les retombées économiques sont certaines et élevées.



