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Rassemblement devant la Haute Autorité provisoire sur les OGM le Vendredi 4 janvier

4 janvier 2008,
Rendez-vous militant à 11 h au Ministère de la crise du logement, 24 rue de la Banque (en face de la Bourse), Paris 2°

Au lendemain du lancement de la grève de la faim sous la tour Eiffel à Paris,

la Coordination des Collectifs de Vigilance OGM du Grand Sud réunie à Tournefeuille le 22 décembre 2007, les faucheurs volontaires, ATTAC Toulouse, les Amis de la Terre France… lancent un appel à

Rassemblement devant la Haute Autorité Provisoire

POUR PROTESTER CONTRE la mise en scène consistant à désigner une assemblée truquée d’experts sensés représenter la science et la société civile, pour lui faire porter la responsabilité d’une décision politique que le pouvoir politique ne veut pas assumer

- Mise en scène : en votant encore en octobre dernier au Conseil européen de l’Environnement pour les moratoires autrichiens et hongrois, la France a déjà validé avec une grande majorité d’Etats européens les études scientifiques justifiant la clause de sauvegarde sur le MON 810. En demandant aujourd’hui à la Haute Autorité provisoire de les réévaluer, le gouvernement refuse-t-il d’assumer sa décision ?

- Assemblée truquée : le gouvernement récuse certains des représentants que les organisations de la société civile ont choisi, exerce des pressions pour désigner ceux qui lui conviennent mieux ou nomme des experts en science sociale pour parler en leur nom. Pour juger de la pertinence des demandes de cultures d’OGM, il invite les demandeurs eux-mêmes, représentants des firmes fabriquant les OGM

- Une absence de décision politique : au-delà des incertitudes scientifiques concernant les risques pour la santé et l’environnement, il n’y a plus aujourd’hui aucune controverse scientifique remettant en cause l’impossibilité de produire du maïs sans OGM en cas de culture de maïs OGM[1].

La décision de notifier à l’Europe une clause de sauvegarde sur la culture du MON 810 afin de garantir « la liberté de produire et de consommer (du maïs) sans OGM », inscrite dans l’article 1° du projet de loi, ne nécessite plus aucune expertise, mais est uniquement politique.

POUR DENONCER LES SCIENTIFIQUES QUI USENT DE LEUR PRESTIGE POUR MENTIR DELIBEREMENT en affirmant dans une pétition[2] que la coexistence serait possible, que les risques issus de plantes manipulées génétiquement seraient les mêmes que ceux issus de plantes sélectionnées naturellement ou que l’action d’une protéine fabriquée par un gène synthétique inséré dans un génome où il n’aurait jamais pu se retrouver naturellement est la même que celle d’une bactérie naturelle produisant un complexe de centaines de protéines différentes…

POUR APPORTER NOTRE CONTRIBUTION AU DEBAT

La Confédération Paysanne et l’Alliance pour la Planète ont décidé de se retirer jusqu’à ce que le gouvernement fasse ce qu’il a dit. Leur geste est sain pour la démocratie.

Aux experts qui continuent à témoigner avec courage, nous demanderons de dire clairement que leur rôle n’est pas de construire des prétextes à la remise en cause d’une promesse politique, mais de travailler aux conditions de sa mise en application.

Pour cela, nous irons leur remettre les témoignages des paysans qui vivent au milieu des champs de maïs OGM et leur demanderons de se prononcer sur les questions toujours sans réponse à ce jour qu’ils ont posées au Grenelle de l’Environnement. Sachant que les expériences menées dans le Sud-ouest depuis deux ans montrent qu’on retrouve dans des ruches placées à 1 ou 3 km d’un champ de maïs OGM des pollens contaminés jusqu’à près de 40%, que les champs de maïs bio situés jusqu’à 300 m des parcelles OGM sont contaminés à des taux variables[3] et que les filières ne sont jamais étanches[4], doit-on faire disparaître des régions de culture de maïs OGM :

-  les abeilles et l’apiculture sans OGM ?

- les cultures de tournesol, de fruits, de légumes… qui dépendent de l’abeille pour être pollinisées ?

- les paysans bio qui utilisent leur récolte de maïs comme semences ?

- les variétés locales ou traditionnelles de maïs qu’ils conservent ?

- les producteurs de semences de maïs sans OGM ?

- les petits cultivateurs de maïs non OGM dont les parcelles sont trop petites pour être isolées des cultures OGM ?

- les petits cultivateurs de maïs non OGM qui ne possèdent pas leur propre matériel de récolte ?

- les élevages sous signe de qualité sans OGM ?

Nous profiterons de cette mobilisation

pour partager un moment de solidarité avec les grévistes de la faim à Paris.

Une mise en scène apicole est prévue : apportez vos tenues d’apiculteurs, ruches (vides) …

Un bus est organisé au départ de Toulouse : joindre Marina marinaaure@no-log.org, Jacques inswat@aol.com, Hélène 06 30 30 99 27


[1] : « pour les filières telles que l’agriculture biologique qui revendiquent une absence totale d’OGM dans leurs productions, la coexistence à l’échelle locale est en revanche techniquement impossible dans la plupart des cas. » (Communiqué de l’INRA du 10/12/07). + analyse rapport SIGMEA (un printemps sans OGM 2007) et rapport CP septembre 2007

[2] Déclaration AFIS du 07 12 07

[3] Grezet

[4] la bombe OGM



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