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Référendum sur les OGM

Par Groupe local du Gers

Les difficultés à mettre en oeuvre une consultation locale sur les OGM. Les limites de la loi de décentralisation


Le référendum Gersois sur les OGM est en panne.
Le 4 septembre 2004 à Solomiac une manifestation a été organisée par plusieurs associations en collaboration avec « les faucheurs volontaires », les forces de police sont violemment intervenues pour empêcher le fauchage d’un champ de maïs génétiquement modifié. A la suite de ces incidents, le Président du Conseil Général du Gers s’est engagé à organiser un référendum dans le cadre des nouvelles lois de décentralisation.
Les Amis de la terre ont participé à la création d’une « Association pour un référendum gersois sur les OGM » (ARGO) avec pour objectif d’obtenir 14 000 signatures (le dixième des inscrits sur les listes électorales du département). L’association a été constituée par des associations adhérentes et des adhérents individuels, le conseil d’administration étant constitué de neuf membres dont sept représentants des associations et deux pour les adhérents individuels (Michel Cardoze, ancien journaliste et présentateur de télévision était l’un d’eux et a assuré la présidence).
Nous avons organisé quatre débats contradictoires sur les OGM dans le département et nous avons pu constater à chaque fois que le public était nombreux et très concerné. La présentation de deux points de vue différents a été fort appréciée et les discussions se sont bien déroulées. Côté signatures nous avons dépassé les 16 000 grâce à des collectes sur les marchés et devant les grandes surfaces. Malheureusement tout n’est pas aussi simple que prévu. Le conseil général a bien pris une délibération en vue d’une consultation des gersois sur l’autorisation ou l’interdiction des essais OGM en plein champ mais le Préfet a fait annuler cette délibération par le tribunal administratif prétextant que ce n’était pas dans les compétences du Conseil général. Le Président du Conseil Général, Philippe Martin a fait appel.
Nous en sommes là, le tribunal de Bordeaux statuera en appel le 12 octobre.
En attendant, encore cette année deux parcelles de maïs OGM ont été cultivées, elles font l’objet (comme celles de l’an dernier) d’une surveillance permanente (vigile sur les lieux).