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Réunion du Comité Consultatif de l’Environnement de Francazal

Par Groupe local de Midi-Pyrénées

Ordre du jour de la réunion du 17 février 2006 : l’étude du Plan d’Exposition au Bruit de Toulouse Francazal, rendu obligatoire par la loi de 2002.


La réunion a débuté par une présentation du PEB par les équipes techniques de la DGAC : définition, réglementation, etc. A l’issue de cette présentation, le Préfet a donné les propositions possibles pour retenir un PEB sur Francazal. Au niveau de la LDEN (Level Day Evening Night) c’est à dire étude des nuisances sonores en fonction de l’heure de la journée deux niveaux sont particulièrement sensibles le C et le D.

Les niveaux qui nous intéressent se situent le long des courbes C et D avec pour la courbe C, 3 seuils, compris entre 55, 56 et 57 et pour la courbe D un seuil à 50. La réglementation est contraignante pour les constructions et le type d’habitat à partir du seuil C.

Le débat a donc porté sur ces 3 niveaux de seuils.

D’un côté, le Préfet et les représentants de l’armée ont plaidé pour un seuil le plus élevé possible.

D’un autre côté, les représentants des communes, particulièrement Cugnaux et Portet sur Garonne ont demandé le seuil le plus bas, afin de pouvoir continuer leur urbanisation. Nous sommes intervenus en faveur du seuil le plus élevé, de façon à ce que les futures constructions puissent bénéficier du maximum d’isolation phonique (les futurs « riverains » en plus des pistes et des avions vont avoir les rocades de contournement et les voitures).

Cette réunion n’était que le premier acte d’une série de rendez-vous, l’objectif étant d’arriver à valider le nouveau PEB de Francazal d’ici fin 2006, début 2007 ; date prévue de l’enquête publique aux environs de novembre 2006.

Au cours des débats, il est apparu que l’activité militaire de Francazal ne cessait de décroître. Les hélicoptères seront transférés ailleurs d’ici fin 2006 et le centre de formation sera fermé d’ici 2 à 3 ans.

Nous avons posé la question au Préfet de l’avenir de cette plate-forme. En effet, d’une part, dans les études menées par la région Midi Pyrénées sur l’implantation du 2ème aéroport, une des solutions consistait à renvoyer une partie du fret sur les aéroports voisins de Toulouse. D’après les services techniques des bases aériennes, cette solution n’est techniquement pas possible.

D’autre part, dans l’environnement aéronautique de l’aire toulousaine, il faut voir que les 2 aéroports Blagnac et Francazal sont très proches et ont des zones d’approches communes. Si Francazal est en activité, le trafic aérien de Blagnac ne peut survoler une partie du sud sud-ouest toulousain. Si Francazal est fermé, exemple actuellement le week-end, les avions peuvent survoler la zone lors des décollages ou des atterrissages.

On voit comment la fermeture ou la diminution de l’activité sur l’aéroport de Francazal ont ou auront des répercutions sur les mouvements d’avions autour de Toulouse. J’ai demandé au Préfet pour la prochaine réunion que soit annexé au PEB de Francazal le PEB de Blagnac afin que tout un chacun puisse constater l’étendue actuelle du PEB de Blagnac. Cela permettra de se faire une idée de l’extension de ce PEB vers le sud-ouest toulousain en cas de fermeture de Francazal .

Joël Crémoux, mars 2006



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