La SFI est dans un processus de révision majeure de ses politiques sociales, environnementales et de divulgation. Ce processus a été organisé de manière hâtive et sans rendre publics tous les documents clés dans les langues adéquates. Du fait du manque de crédibilité des consultations, la société civile a organisé des boycotts efficaces à Paris, Londres, Rio de Janeiro, Manille, Tokyo, Nairobi, Washington et Istambul en exigeant des améliorations concrètes du processus. Des entreprises et investisseurs privés avaient également critiqué la méthode de la SFI.
Le pas en avant fait par la SFI est le signal que la Banque a pris en compte les critiques de la société civile. Mais il est surprenant de constater qu’il aura fallu un boycott mondial. Les Amis de la Terre restent en attente : ils ne s’impliqueront que si la SFI respecte ses engagements de transparence et donne des opportunités de dialogue crédible.
Sur le fond, la nouvelle proposition de la SFI comprend toujours plusieurs points inacceptables. Elle risque de passer globalement d’une approche contraignante à une approche volontariste et discrétionnaire, parfois en retrait par rapport à ses normes actuelles ou aux pratiques des entreprises, et sans réel progrès quant au respect des conventions internationales sur les droits humains, le travail ou l’environnement. Elle s’affranchit toujours des lois internationales qui incombent à tous ses Etats membres, alors qu’elle prétend avoir un leadership social et environnemental. Le décalage est total.
Les Amis de la Terre, au sein d’une importante coalition mondiale, ont fait plusieurs propositions novatrices à la SFI.
Pour plus d’information :
Sur les analyses et propositions des associations voir les articles des Amis de la Terre ou www.grrr-now.org (site international d’ONG spécialisé sur la révision en cours)
Sur le processus de la SFI voir www.ifc.org/policyreview



