Logo des Amis de la Terre

Recommander cette page

Imprimer cette page

Agrandir cette page

Séchage des bois locaux et stabilité dimensionnelle

12 janvier 2006,
Par Sylvain Angerand

Une raison pour laquelle les bois tropicaux sont parfois privilégiés aux bois locaux est la stabilité dimensionnelle. La « stabilité dimensionnelle » est la capacité d’un bois à résister aux déformations dues à l’humidité. Une fois l’arbre abattu, le bois perd de son eau sans se déformer jusqu’à atteindre le seuil de 30 % d’humidité. En dessous de ce seuil, l’eau structurelle contenue dans le bois disparaît et le bois commence à se déformer : il gonfle en absorbant de l’humidité et se rétracte quand il en perd (c’est le retrait). Il se stabilise ensuite autour de 10 % d’humidité quand il est placé en intérieur et de 16 % d’humidité quand il est en extérieur.

Pour éviter la déformation du bois mis en œuvre, il est indispensable d’utiliser du bois séché, de façon naturelle ou artificielle (séchoir). En général, on recommande un bois séché :

entre 8 et 10 % pour la menuiserie intérieure et les parquets

entre 13 et 18 % pour les portes et fenêtres extérieures

entre 15 et 18 % pour les ouvrages extérieurs non abrités

Utilisé en extérieur, le chêne est l’essence française qui subit le plus de retrait et de déformations. Pour éviter ce problème, notamment en platelage, il faut demander un bois bien sec dès l’appel d’offre et le poser à claire-voie [1]. Autre possibilité : remplacer le chêne par du châtaignier qui se déforme moins et qui est moins onéreux.



[1] Pose où les lames de bois sont entrecroisées pour permettre la circulation de l’eau