Ressources et médias

Rester informé


Sept européens sur dix sont contre l’utilisation d’huile de palme dans les carburants

Montreuil, le 21 novembre - Un sondage révèle qu’une large majorité d’européen ignore la présence d’huile de palme dans les carburants et souhaitent une évolution de la législation pour mettre fin à ce scandale. Le gouvernement français refuse toujours de trancher sur ce sujet brûlant et reporte cette responsabilité à une décision de la Commission Européenne attendue au plus tard le 1er février.

Une grande majorité d’européens ne sont pas au courant qu’en faisant le plein d’essence ou de gazole, ils font aussi le plein d’huile de palme. Un sondage réalisé par IPSOS auprès de 4500 européens, originaires de 9 pays, révèle que 82% des personnes sondées ne sont pas informées de la présence d’huile de palme dans les carburants.

A la question de savoir s’ils soutiennent des mesures pour mettre fin aux avantages fiscaux permettant à l’huile de palme d’être incorporée aux carburants, 69% se prononcent pour un changement de législation contre 14% contre et 16% sans opinion. Les italiens et les hongrois sont ceux qui souhaitent le plus fortement la fin de ce soutien (75%), suivi des français (71%), des britanniques (69%) et des polonais (69%).

En juin 2018, le Parlement Européen et les Etats membres ont décidé de mettre fin progressivement à leur soutien aux carburants contribuant le plus fortement à la déforestation. La liste des matières premières visées doit être précisés par la Commission Européenne au plus tard le 1er février 2019. Pour l’instant, l’huile de palme n’est pas explicitement mentionnée ce qui laisse une opportunité aux lobby pour saboter cette décision.

Une large coalition européenne d’ONG lance aujourd’hui une pétition pour interpeller la Commission Européenne. La campagne #NotInMyTank (pas dans mon réservoir) culminera avec l’organisation simultanée de rassemblements devant les principales représentations de la Commission Européenne à Paris, Rome, Madrid, Berlin, Stockholm et Berlaymon. Des actions d’informations seront organisées dans les stations-services pour sensibiliser les automobilistes au sort des derniers orang-outan dont la survie est menacée par les plantations de palmier à huile et interpeller les distributeurs.

L’extension des plantations de palmier à huile est une cause majeure de déforestation et de drainage des tourbières en Asie du Sud-Est. Les carburants à base d’huile de palme sont trois fois plus nocifs pour le climat que les carburants issus du pétrole. Environ 75% de l’huile de palme consommée en France sert à faire rouler nos voitures : un pourcentage qui pourrait encore augmenter avec l’ouverture de la bioraffinerie de Total à La Mède.

Rédigé le