La Maison des Etangs est une association qui depuis 1996 a pour objectif de promouvoir les richesses naturelles du Saulnois. Elle contribue à la présentation des espèces naturels, en menant des actions de gestion et d’éducation à l’environnement, touchant ainsi un large public.

Le Domaine de Lindre est un espace naturel de 900 hectares. Cette propriété du Conseil Général de la Moselle depuis 1976 est l’un des sites écologiques majeurs en Europe. Les étangs du Domaine de Lindre, furent crées au Moyen Age et présentent une étonnante diversité d’habitats naturels et d’espèces. Son mode de gestion sans contrainte réglementaire, au travers d’activités traditionnelles (pisciculture, agriculture, syvilcuture), en fait une vitrine d’un développement durable réussi.

C’est donc, en ce dernier jour d’hiver, par un bel après-midi, que Julien notre guide nous accueil tous devant la Maison du Pays des Etangs. Après une petite présentation du programme et le prêt de matériels optiques, que nous partons, dans la bonne humeur sur notre premier site d’observation une zone humide.

Nous sommes en pleine période de retour d’hivernage pour les amphibiens, qui quittent les forêts alentours pour venir se reproduire dans les points d’eaux.


Ce sont les mâles (crapauds, grenouilles et tritons) qui arrivent les premiers, puis viennent ensuite les femelles.

Certains mâles crapauds ou grenouilles grimpent sur le dos de leur compagne pendant la période migratoire, et se laisse transporter jusqu’à la marre, et cela parfois sur plusieurs kilomètres, sans que celle-ci puisse s’en débarrasser. Car, ces petits futés sont équipés d’ergots sous les pattes qui leur permettent de s’agripper sans se faire éjecter. Bien évidement quelques commentaires ont été échangé à ce propos, avec beaucoup d’éclats de rires...
Nous continuons la promenade, et Julien nous fait observer la lore qui s’éveille, et tout particulièrement celle qui pousse au début du printemps, juste avant que les arbres ne mettent leur feuillage, pour bénéficier d’un maximum de soleil.
La FICAIRE, herbe renonculacée de la lisière des bois, aux fleurs jaunes et aux feuilles en forme de coeur.

Les SCILLES, plante bulbeuse des rocailles, aux fleurs bleues ou violettes, d’usage pharmaceutique et raticide.

Les ARUMS BLANCS SAUVAGES, aux fleurs en forme de cornet blanc ou verdâtre et aux feuilles épaisses et larges.

Les GERANIUMS SAUVAGES appelés aussi herbe à Robert, et bien d’autres plantes que nous dénichons tels des trésors, dans les fossés, sous un arbre, au détour d’un chemein...
Nous arrivons dans une magnifique clairière, à la luminosité extraordinaire qui domine les étangs.

Julien nous explique, le rôle des écluses au loin qui régule le flux de l’eau. Notons que les étangs sont alimentés exclusivement que par les eaux de pluie et non par un cours d’eau ou une source proche. Les Moines ont aménagé les étangs pour assainir les marais, nourrir la population et cultiver. Ils étaient vidés entièrement tous les 3 ans.

Cette année, il a été vidé exceptionnelement, car il ne l’avait pas été voila plus de 20 ans. Maintenant, il nous faut rebrousser chemin,et rejoindre le centre du village pour y observer un oiseau mythique la Cigogne. Nous en trouvons une, bien installée dans son nid, en haut d’une plate-forme aménagée spécialement pour elle et sa petite famille.

Le nid est aussi habité par une bruyante colonie de moineau qui y trouve gîte et couvert. La cicogne ne reconstruit jamais un nouveau nid, mais y ajoute de nouveaux éléments chaque année. C’est donc un empilement de nid successif, qui peut monter très haut et surtout peser très lourd. Il est arrivé que cela fasse tomber des cheminées. C’est pour cela que sont construits des structures plus solide, appelé nichoir et qui sont installés un peu partout autour des étangs.
Pour finir, nous rejoignons la Maison de Pays des Etangs, pour visiter l’exposition permanente qui si trouve. Une mine d’information qui répond à bon nombre d’interrogation (diaporama d’oiseaux, jeux interactifs, photos, jeux tactils), nous déambulons ainsi de salle en salle sans voir le temps passer.

Pour les derniers qui sont encore en train de trainer sur le site, Julien met à notre disposition une lunette d’observation pour admirer derrière la maison, sur un petit plan d’eau quelques couples de canards qui barbottent et se nourrit. Il nous explique que cette espèce se reconnait facilement à sa longue plume qui se trouve au bout de leur queue.

Fin de cette journée, adultes et enfants repartent très heureux de cette belle ballade dals la nature et si riche en enseignement.





