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Teck de Birmanie : la condamnation unanime

18 octobre 2006,

Voici quelques citations concernant la situation des droits de l’Homme en Birmanie, et le pillage des ressources naturelles par la junte et les autres acteurs des conflits qui ensanglantent le pays depuis plusieurs décennies :



« ... Une longue saga de misères et de souffrances inouïes, d’oppression et d’exploitation de vastes catégories de la population du Myanmar perpétrée par le gouvernement, les membres des forces armées et d’autres fonctionnaires publics. C’est l’histoire de violations grossières des droits de l’homme dont ont été victimes les habitants du Myanmar, en particulier depuis 1988, et à laquelle ils ne peuvent échapper si ce n’est en fuyant le pays  ».

Organisation internationale du travail, 1998

« La Birmanie est dirigée par l’une des juntes militaires les plus brutales au monde ».

Lettre ouverte au Secrétaire général des Nations unies Kofi Annan et aux membres du Conseil de sécurité des Nations unies, signée par 503 parlementaires de 34 pays, juin 2006

« Les preuves sont accablantes que le parti au pouvoir, le SPDC, viole les droits fondamentaux du peuple birman ».

Rapport Menace contre la Paix, Vaclav Havel et Mgr Desmond Tutu, 2006

« Plusieurs décennies de mauvaise gestion et de conflits violents ont fait passer la Birmanie d’un des pays les plus riches d’Asie à un des plus pauvres ».

EarthRights, novembre 2003

« Il est impossible de faire du commerce en Birmanie sans que ce commerce ne profite directement à la junte au pouvoir ».

Confédération internationale des syndicats libres, novembre 2005

« La junte gère l’économie et se remplit les poches grâce à tous les contrats ».

Trevor Wilson, ancien ambassadeur d’Australie en Birmanie

« Il est évident que la majeure partie, sinon la totalité des bénéfices, reviennent aux propriétaires des entreprises, autrement dit les militaires et leurs associés  ».

Confédération internationale des syndicats libres, janvier 2005

« Les revenus de l’exploitation des ressources naturelles, y compris du bois, qui sont prélevés par le régime aussi bien que par les insurgés, financent un conflit violent armé dans toute la Birmanie ».

Global Witness, octobre 2003

« Une partie substantielle des profits de la vente des ressources naturelles, souvent à des intérêts étrangers, a contribué à financer la violence perpétuelle ».

EarthRights, novembre 2003

« Il est difficile de penser que le régime aurait survécu sans la vente des ressources conflictuelles, étant donné l’histoire récente de la Birmanie (...) Il y a des preuves solides que ce constat est valide même en restreignant la discussion à l’industrie minière et forestière ».

EarthRights, novembre 2003

« En Birmanie, le régime a ravagé le pays, et son peuple, pour financer son autorité illégale. Les gouvernements et les institutions internationales doivent dépasser le stade des gestes symboliques et couper les moyens du régime militaire grâce à des sanctions bien pensées ».

Mgr Desmond Tutu, 2003

« Il n’y a peut-être aucun autre cas dans le monde méritant autant d’attention de la part du Conseil de sécurité des Nations unies ».

Guy Rider, secrétaire général de la Confédération internationale des syndicats libres, octobre 2005

« Il n’existe pas de preuve selon laquelle le peuple birman serait la principale victime des sanctions ».

Aung San Suu Kyi, prix Nobel de la paix et leader du parti d’opposition birman National League for Democracy, mai 2002

« La Commission européenne est invitée à présenter des propositions axées spécifiquement sur la question de l’abattage illégal des arbres en Birmanie, notamment les possibilités de réduire la déforestation en Birmanie et de diminuer les exportations de teck à partir de ce pays ».

Conseil de l’Union européenne, octobre 2004

« En moyenne, un camion chargé de 15 tonnes de bois exploité illégalement en Birmanie passe un poste de contrôle officiel chinois toutes les 7 minutes, 24 heures par jour, 365 jours par an ».

Global Witness, octobre 2005

« L’industrie du bois doit comprendre qu’elle doit cesser de vendre du teck de Birmanie. Il ne s’agit pas juste d’améliorer les normes ou de changer la façon dont le teck est produit. Il n’y a aucune façon de vendre du teck de Birmanie sans que le régime en profite. Les ventes doivent cesser ».

John Jackson, directeur de Burma Campaign UK, 2004