Ressources et médias

Rester informé


En finir avec le charbon !

Derrière leurs discours en faveur de la lutte contre les changements climatiques, les banques françaises financent massivement le charbon, l’énergie la plus émettrice de gaz à effet de serre. Et ces soutiens mènent non seulement à la catastrophe climatique mais coûtent déjà la vie de millions de personnes. Cela ne peut plus durer.

En 2015, les banques françaises se sont imposées comme leaders des grandes banques commerciales internationales en matière climatique en annonçant toutes la réduction de leurs soutiens à l’industrie du charbon. Pourtant, figurer dans le haut du tableau ne suffit pas à en faire des modèles d’excellence. Leur mérite est d’avoir été parmi les premières à commencer à prendre acte de l’incompatibilité du charbon avec un contrôle du réchauffement de la planète en-dessous du seuil de 2°C.

Mais les banques doivent aller beaucoup plus loin dès 2016 pour aligner leurs financements avec les nouveaux objectifs adoptés à Paris, limiter la hausse de la température du globe « bien en-dessous des 2°C », avec une référence au 1,5°C demandé depuis des années par les pays les plus impactés par les changements climatiques.

Comme l’a souligné un rapport de Climate Action Tracker, toute nouvelle infrastructure destinée à augmenter la production d’électricité à partir de charbon est incompatible avec l’objectif de 2°C et l’exploitation des seules capacités existantes mènerait à des émissions de CO2 150% au-dessus du plafond. Il nous faut donc non seulement renoncer aux 2440 projets de nouvelles centrales mais également enclencher au plus vite la fermeture du parc existant.

Ces impératifs doivent se traduire par la fin des financements directs au charbon (financements de projets) et une réduction progressive des financements indirects (financements d’entreprises, émissions d’actions et d’obligations, conseil, gestion d’actifs) qui permette un arrêt rapide de tout soutien financier au secteur du charbon et une transformation du modèle économique des entreprises actives dans ce secteur.

Rédigé le