Traité des Nations-Unies urgemment requis pour les défenseurs des droits humains, affirme un nouveau rapport

GENEVE (SUISSE), 10 JUIN 2014 – En raison de leurs actions, les défenseurs de l’environnement font souvent face à de terribles conséquences souffrant de violations de leurs droits et de violences, d’après un nouveau rapport des Amis de la Terre International qui sera publié le 26 juin, durant la 26e Session du conseil des Nations-Unies sur les droits humains qui aura lieu du 10 au 27 juin. [1]

En moyenne, c’est chaque semaine un nouveau cas de violence contre des défenseurs des droits environnementaux et de violation de leurs droits qui nous est rapporté, et ceci est juste la pointe de l’iceberg,” a déclaré Lucia Ortiz, coordinatrice du programme international pour la justice économique des Amis de la Terre International.

Les Amis de la Terre International ont enregistré plus de 100 incidents de violences contre les défenseurs des droits environnementaux et des violations de leurs droits dans 27 pays du monde au cours de la période allant de novembre 2011 à octobre 2013, d’après le rapport.

Plus de la moitié des meurtres enregistrés par les Amis de la Terre International entre novembre 2011 et octobre 2013 ont été des assassinats ciblés de leaders communautaires et des morts de paysans lors de confrontations violentes au sujet de conflits de terres, impliquant souvent la protection de territoires paysans contre des projets destructeurs et polluants tels que les grands barrages hydroélectriques, les plantations de monocultures ou l’extraction de minéraux, gaz ou pétrole.

Le nouveau rapport appelle le Conseil des Droits humains des Nations-Unies (UNHRC) à créer un traité international contraignant concernant la responsabilité des entreprises dans les violations des droits humains liées à leurs activités. [2]

Les défenseurs environnementaux qui font respecter les droits des communautés à déterminer leur propre trajectoire de développement en opposition à des mega-projets dictés par les sociétés sont sujets à de nombreux types d’abus des droits humains, souvent commis par des sociétés ou en leur norm”, a poursuivi Lucia Ortiz, coordinatrice du programme international pour la justice économique des Amis de la Terre International.

Les Amis de la Terre International fait partie de l’Alliance pour un Traité, une alliance déterminée à arrêter les violations des droits humains commis par les entreprises. Cette coalition de la société civile appelle les États-membres du Conseil des Droits humains des Nations-Unies à soutenir une résolution pour assurer un système contraignant légalement afin de poursuivre en justice les sociétés pour les violations de droits humains, et d’apporter justice et remédiation pour les personnes affectées. [3]

Nous avons urgemment besoin d’un traité international contraignant concernant la responsabilité des entreprises dans les violations des droits humains liées à leurs activités. En reconnaissant l’activisme environnemental dans toutes ses expressions en tant que moyen de défense légitime des droits humains, nous pouvons contribuer à la lutte des défenseurs des droits environnementaux et assurer leur protection”, a déclaré Alberto Villarreal, chargé de campagne sur le Commerce et l’investissement aux Amis de la Terre Uruguay.

Les défenseurs de l’environnement suivants seront à Genève du 23 au 27 juin :

  • Micaela Antonio Gonzalez du Guatemala et Victor Barro des Amis de la Terre Espagne exposeront les violations des droits humains par la société espagnole Hidralia au Guatemala.
  • Abeer Al Butmah des Amis de la Terre Palestine exposera les violations de droits humains par la société israélienne d’eau Mekorot en Palestine
  • Godwin Ojo des Amis de la Terre Nigeria et Paul de Clerck des Amis de la Terre Europe exposeront les violations de droits humains par le géant du pétrole Royal Dutch Shell dans le Delta du Niger.
  • Alberto Villarreal exposera les violations du droit humain à la santé posées par Philip Morris International, dans le cadre du défi de la législation sur le contrôle du tabac en Uruguay.

Les Amis de la Terre International sont critiques des ’mécanismes volontaires’, tels que les Principes directeurs des Nations-Unies relatifs aux droits de l’Homme et aux entreprises du Professeur John Ruggie, ou le Pacte Mondial des Nations Unies, et pensent qu’ils n’ont pas permis de réduire les attaques aux défenseurs des droits humains et ne sont donc pas suffisants pour protéger les droits humains.

POUR PLUS D’INFORMATIONS :

  • Lucia Ortiz, coordinatrice pour le programme international de justice économique, Les Amis de la Terre International (au Brésil) + 55 48 99150071 ou lucia@natbrasil.org.br
  • Alberto Villarreal, défenseur des droits commerciaux et des investissements des Amis de la Terre Uruguay : Tel : +41794294275 (à Genève du 17 au 26 juin seulement) ou +598 98 556360 (en Uruguay) ou comerc@redes.org.uy

NOTES AUX EDITEURS

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