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Un arrêt de la Cour d’Appel répond à la demande des Amis de la Terre

25 juillet 1999,

Les Amis de la Terre réclament une solution satisfaisante pour les salariés.


Paris, le 25 juillet 1999

La chambre d’accusation de la Cour d’appel de Reims, s’est prononcée à la suite de l’appel présenté par l’entreprise Métal-Blanc contre la décision du juge d’instruction Malardel d’ordonner l’interruption de l’activité de l’usine de retraitement de batteries de Bourg-Fidèle. La justice répond ainsi à la demande des Amis de la Terre visant l’arrêt des activités polluantes de l’usine Métal Blanc qui contamine le village et porte atteinte à la santé des salariés et de riverains.

" La Chambre d’Accusation de la Cour d’Appel a décidé d’amender l’ordonnance du juge d’instruction, mais sans en modifier ni le sens, ni la portée. Si la Cour n’a pas confirmé la décision d’interrompre l’activité de l’usine, elle a en revanche interdit toutes les activités entraînant une pollution par le plomb", a indiqué Maître Grégory David, avocat des Amis de la Terre.

Ben Lefetey, président des Amis de la Terre, a déclaré : " Malgré plusieurs mises en demeure, l’usine ne respecte toujours pas les normes de rejets dans l’environnement. Cette mesure me semble donc indispensable face à la lenteur de l’administration et aux carences de l’entreprise. C’est un progrès significatif pour l’environnement et la santé des habitants de Bourg-Fidèle. Il est maintenant nécessaire de faire appliquer la décision de justice et de trouver une solution satisfaisante pour les salariés de l’usine, premières victimes de la contamination."

Les Amis de la Terre estiment que les pouvoirs publics doivent anticiper une éventuelle fermeture définitive de Métal Blanc en étudiant dès aujourd’hui les possibilités d’implantations d’activités économiques viables à Bourg-Fidèle. À elle seule la décontamination du site pourrait constituer un premier reclassement pour les salariés les moins intoxiqués.

Les services de l’État doivent porter une attention particulière au devenir des salariés de Métal Blanc ainsi qu’à leur famille tant sur le plan de la santé que sur le plan de leurs revenus et de leur avenir professionnel.

Par ailleurs, des pollutions et intoxications humaines au plomb d’origine industrielle ont été rendues publiques dans plusieurs régions. Elles proviennent d’usines qui fabriquent ou retraitent des batteries de voitures dans les départements de l’Oise, du Loiret, du Nord, du Rhône et du Gard.

Les Amis de la Terre effectuent actuellement un inventaire national des sites industriels dont l’activité peut entraîner des risques de plombémie ou de saturnisme.