Avantage pour les bailleurs : un logement mieux isolé et moins gourmand en énergie se valorise davantage au fil du temps, et pourrait se louer plus facilement. C’est un investissement qui aura d’autant plus de valeur que le prix de l’énergie va augmenter de plus en plus.
Inconvénients pour les bailleurs : le diagnostic de performance énergétique, c’est évidemment une formalité et une facture supplémentaire. Il faut compter entre 120 et 200 € pour un DPE, mais n’attendez pas le dernier moment pour faire réaliser ce diagnostic. En effet il faudra l’annexer au contrat de location au moment de la signature. Le document reste valable pendant 10 ans et le propriétaire pourra s’en servir à nouveau si un nouveau bail est signé pendant cette décennie.
Mais surtout avantages pour les locataires : Cette étiquette énergie apporte une garantie au locataire sur ses futures consommations d’énergie. Il peut ainsi prévoir son budget mensuel par rapport au loyer, et préférer des logements moins énergivores. Mais il est pour l’instant décevant que les professionnels qualifiés soient si peu nombreux. La formation continue est en retard et les région, qui ont en charge cette compétence, doivent vite y remédier. La loi prévoit qu’en novembre prochain soit mise en place une accréditation des diagnostiqueur. Nous seront attentif à sa bonne mise en œuvre car les conséquences seront importantes sur la qualité des DPE.
L’idée de ce diagnostic est d’inciter la réalisation de travaux d’économie d’énergie avant la mise en vente ou la location d’un logement, au même titre que l’étiquette énergie qui a été mise en place sur les appareils électriques tels que les frigidaires et autres fours électriques. Devant l’exigence croissante des particuliers, et l’effondrement des ventes des produits de classe E, F et G, les industriels se sont mis à fabriquer de plus en plus de produits de catégorie A. Espérons qu’il y ai la même évolution grâce aux DPE sur les logements. Mais la grosse différence dans cette situation est que le marché de la location immobilière est très tendu et que les locataires ne sont pas en position d’infléchir le marché et de pousser les propriétaires à effectuer des rénovations thermiques. Mais c’est un premier pas important.
Autre chose : pour que l’étiquette énergie ait une réelle influence sur les locataires, il est nécessaire qu’elle soit visible dès la petite annonce. Pour l’instant, la loi ne prévoit que de l’annexer au contrat de location au moment de la signature, donc au moment où le locataire a déjà pris sa décision. La loi nécessite encore quelques améliorations, mais nous sommes sur la bonne voie !
www.renovation-ecologique.org : le bon réflexe !




