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VAL TOLOSA : NON au sacrifice de la nature sur l’autel du profit dans le temple de l’hyper consommation !!!

….16 ans de lutte contre les obsédés du développement commercial et la folie destructrice de 44 Ha de terrain naturel par le bétonnage de 105 000 m²...

Le 1er juillet 2013 le journal ’’Le Monde’’ classait déjà ’’Val Tolosa’’ parmi les 25 ’’Projets inutiles’’ du territoire national.

Pour quel résultat aujourd’hui ?

Le rapport de la commission d’enquête menée au printemps dernier a été publié vers le 10 juillet. Comme pressenti, l’avis a été favorable avec 2 réserves (ouverture du barreau avant l’ouverture du Centre Commercial et suivi du bruit pour les riverains de la rue des chênes) et 4 recommandations sans grand intérêt.

Les 5 et 18 août, 2 nouveaux permis ont été délivrés : le nouveau permis pour le centre commercial (quasi identique au précédent) et le permis pour la centrale photovoltaïque.
Le 5 août, la RD24 a été totalement interdite à la circulation et barrée par un merlon de terre. La liste d’opposition a déposé une réclamation à la préfecture. Aucune réponse.
Fin août, le promoteur a demandé la cassation de l’arrêt de la cour d’appel administrative de Bordeaux. Cela doit se traiter en Conseil d’État avec un avocat spécialisé si le pourvoi est jugé recevable.
Le promoteur a fait appel et demande également de surseoir à la décision du Tribunal Administratif de Toulouse ayant annulé l’arrêté préfectoral d’autorisation de destruction d’espèces protégées.
Le Tribunal administratif de Toulouse a annoncé pour le 4/10/16 la clôture de l’instruction sur le recours déposé contre l’autorisation délivrée au Conseil Départemental pour le barreau RD924.
Les routes RD24 et RD82 ont été cédées à la commune de Plaisance par le Conseil Départemental en juillet ainsi que la maitrise d’œuvre pour la route (délégation départementale) et le demi échangeur de la route nationale 124 (délégation nationale).
Le 11/09/16, au Conseil Municipal de Plaisance-du-Touch, a été voté un budget de 700 000€ pour faire poser des clôtures autour de l’emprise du futur chantier de la RD924. La vente de 2 routes et un échange pour la RD82 ont été actés. Une enquête publique (d’une durée d’une semaine) va être menée. Le collectif ne juge pas utile de s’épuiser pour organiser la participation mais il relaiera l’information pour tous ceux qui souhaiteront s’exprimer à titre individuel.

Un contre exemple : « le village des marques »

Sans vouloir chevaucher systématiquement le canasson de la ’’démocratie participative’’, là encore, le débat citoyen a été bâclé par les élus et les pouvoirs publics. En conséquence le seul moyen de se faire entendre c’est l’affrontement sur le terrain dans des manifestations énergivores pour les protagonistes, société civile et pouvoirs politiques locaux. On a pourtant des exemples où l’option du développement local s’est imposée pour le bien de l’intérêt collectif contre les promoteurs de cette société de consommation contre laquelle nous ne cessons de nous battre.

En 2003, le SICOVAL n’a-t-il pas refusé l’installation du ’’Village des Marques’’ à Montgiscard ? ’’Opposés à l’implantation du Village des Marques , les Verts y voyaient une menace pour l’économie de proximité mais surtout un projet contraire au développement durable mis en place par le Sicoval »,. Et de réclamer, dans la foulée, la création d’un conseil de développement « pour passer au crible avec les habitants toutes les facettes de cette future zone de chalandise aux portes de Toulouse. » (cf. La Dépêche du 11/04/2003) « Le ’Village des Marques’’ ne s’est donc pas fait sur le territoire du SICOVAL mais, hélas ! a pu s’installer à Nailloux. Inauguré en grande pompe par le maire socialiste et actuel président du département de la Haute Garonne et par l’ancien président de la Région.

La classe politique soutient, dans les faits, la société de consommation à outrance, fascinés que sont ces élus à courte vue, par le mirage de l’annonce d’emplois. Le gaspillage des grands travaux inutiles et nuisibles à long terme est incohérent aussi au regard de la dernière ’’loi sur la transition énergétique et la croissance verte’’ qui incite à d’autres comportements, d’autres façons de vivre, un autre modèle de société. L’incitation à promouvoir l’économie circulaire est en complète contradiction avec ces temples de la consommation dont on nous vante les mérites.

Contre Val Tolosa et son monde, la lutte continue et nous nous associons aux militants qui s’opposent à ce projet destructeur sur tous les plans, social, économique, environnemental et écologique. En 2008, le Canard Enchaîné écrivait : ’’vendre des produits Made in China à des clients désargentés dans un cadre pseudo-bucolique, c’est l’avenir ?? »

En tout cas, nous ne voulons pas de cet avenir là !!

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