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VINCIssitudes et CACGades

Depuis 2011, le collectif ZAD 31 regroupe des citoyens mobilisé-e-s à l’origine par la défense de la zone humide de Notre-Dame-des-Landes et soutenant la démarche d’occupation des terres par les Zadistes en complément des démarches juridiques.

Le collectif ZAD 31

ZAD 31 a naturellement relocalisé son action principale sur la défense de la zone humide du Testet (forêt de Sivens dans le Tarn), dans le cadre plus global de la dénonciation des GPII, Grands Projets Inutiles et Imposés par des élus de toute obédience qui les promeuvent en connivence avec les acteurs financiers, habituels prêcheurs (pécheurs ?) de croissance illimitée.

Les Assemblées hebdomadaires au CASC à 19h00 les mardi sont les RdV de celles /ceux qui veulent s’informer, débattre, préparer des actions, les coordonner avec les autres collectifs hors des Grandes Zoreilles Zinternet.

Nos rencontres sont riches de la diversité de nos approches et de nos expériences. Le renouvellement des participants y contribue. Elles n’échappent pas aux tensions que vivent les entités engagées au Testet où, pour obtenir gain de cause, les militants affirment des stratégies individuelles ou collectives différentes. Tant que les antagonismes nourrissent la pensée et l’action sans les stériliser, on ne peut qu’y voir une richesse des échanges.
Le collectif a participé aux manifestations contre le barrage et son monde et pour dénoncer le meurtre de Rémi, manifestant pacifique de 23 ans.
Le collectif a mené des actions d’information, journées ou soirées conviviales, infos kiosques, livres, expos photos, concerts, projections débats. Il s’est aussi invité chez certains protagonistes du projet de barrage de Sivens : CACG -Compagnie d’Aménagements des Coteaux de Gascogne- Agence de l’Eau Adour Garonne, Préfecture, FNSEA. Il organise des collectes de fonds pour couvrir les frais de justice pour les camarades arrêtés.

A Sivens

Pour l’heure, s’imposerait l’idée de la construction d’un barrage à contenance diminuée de moitié proche du lieu initial, qui serait acceptée par le Conseil Départemental du Tarn qui rassure ses affidés, proches de la FNSEA, sur la poursuite d’objectifs semblables à ceux du projet initial abandonné.

Soulignons que la gabegie crapuleuse est à son comble : après que le CD tarnais ait commis la destruction du site, c’est l’Etat qui assumera les frais de sa restauration.

Tout ceci nous fait craindre que la nouvelle solution retenue soit aussi inutilement destructrice que la précédente à laquelle elle ressemble trop.

Sur place, du coté des associations d’opposants au barrage règne une chaude divergence sur la stratégie juridique à adopter reflet de leur divergence sur l’avenir de ce territoire.

A Notre-Dame-des-Landes

Le projet d’aéroport a maintenant pris une envergure nationale où les métastases politiciennes prolifèrent.

D’ailleurs l’annonce d’un référendum local lors du remaniement gouvernemental de février 2016 étend son brouillard de confusion et donne la mesure de l’embarras du pouvoir face à une résistance qui ne désarme pas, même si y règnent aussi des antagonismes chez les opposants, peut-être lissés par 30 ans de lutte.

Dans la nouvelle région élargie, les opposants à l’aéroport font face maintenant à son président guerrier qui, avant même son élection avait brandi le gourdin et voulait en découdre. Cette volonté imbécile de réaliser à tout prix un projet dépassé depuis sa conception et la fuite en arrière d’élu-e-s sans vision politique donnent le vertige !

Ils font face aussi à la voracité de Vinci, à sa puissance communicante et à ses services juridiques.

Profitons-en pour se rappeler que les chiffres truqués de rentabilité du futur aéroport prévoient le voyageur lambda au tarif du business man pressé. Et arrêtons nous pour constater sur plan que l’aéroport neuf est doté de surfaces techniques plus petites que celles de l’actuel aéroport de Nantes mais… heureusement égayé par une vaste galerie commerciale !

La lutte contre les GPII a de l’avenir !

Le monde de la finance ne sait plus où investir les masses d’argent qu’il soustrait à l’économie réelle et aux revenus du travail, au détriment des besoins sociaux.

Il les "place" dans ces GPII aux revenus d’autant plus juteux qu’ils sont souvent adossés à des PPP, Partenariats Public Privé.

Circulez ! Le saccage continue !

Ainsi croissent les surfaces commerciales de 3% par an alors que la clientèle anémiée par cette même logique financière peine à augmenter de 1% par an. Il faudra encore de nombreuses batailles juridiques et d’actions à pied ou à vélo pour se débarrasser définitivement du projet Val Tolosa de méga centre commercial à Plaisance-du-Touch !

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