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Industries extractives

De nombreux pays en voie de développement disposent d’importants stocks de ressources naturelles : pétrole, gaz, cuivre et autres minerais. Cela devrait contribuer au développement économique de ces pays via l’entrée de devises étrangères par les exportations des produits extraits, la création d’emplois dans l’exploration et le commerce des ressources, ou encore la stimulation d’autres opportunités de développement économique par le ré-investissement des bénéfices dans d’autres secteurs.

La réalité est cependant très différente. Plusieurs décennies d’exploration pétrolière, minière et gazière ont eu des effets dévastateurs dans de nombreux pays en développement.

Le torchage continu du gaz au Nigeria, en Indonésie, au Kazakhstan et dans de nombreux autres endroits entraîne l’émission de milliers de tonnes de produits toxiques, avec pour conséquences des niveaux élevés de pollution atmosphérique et des cultures endommagées, ainsi que des affections respiratoires, dermatologiques, génétiques ou d’autres problèmes graves.

La construction d’oléoducs et de gazoducs en Azerbaïdjan, au Cameroun, au Tchad, en Georgie, en Russie ou en Turquie endommage l’environnement et entraîne l’épuisement de ressources rares et indispensables à la survie des populations locales (terres, zones de pêche ou forestières...). Cela contribue également à augmenter la prévalence de maladies infectieuses telles que le sida, ou bien encore d’autres problèmes sociaux tels que la prostitution ou le trafic d’êtres humains.

Les raffineries et les dépôts pétroliers en Afrique du sud, en Indonésie et aux Etats-Unis ne respectent pas les normes environnementales, sanitaires ou de sécurité.

Les forages (continentaux et offshore), les plate-formes et îles artificielles dans le Delta du Niger, sur l’Amazone, dans les forêts pluviales du Congo, sur la Mer Caspienne et la Mer du Nord ont endommagé la biodiversité. Par exemple, le pipeline sous-marin qui relie l’île de Sakhaline à son terminal continental met en péril la survie des quelques 100 dernières baleines grises de l’ouest du Pacifique.

Des centaines d’hectares de la forêt boréale canadienne sont rasées pour faciliter la recherches de sables bitumeux dans l’Alberta. Le raffinage de ces sables produit presque trois fois plus de gaz à effet de serre (GES) que les pétroles conventionnels.

Malgré tout, les institutions financières internationales continuent à financer les investissements des plus grosses firmes pétrolières dans ces pays. Ces subventions requièrent des normes environnementales strictes, et sont destinées à la réduction de la pauvreté et au développement. Les entreprises pétrolières remplissent-elles ces conditions ?

Les compagnies pétrolières doivent également respecter les lois et normes internationales et locales, ainsi que leurs propres codes de conduite. Le font-elles ?

Les déchets toxiques, les marées noires, les fuites des pipelines, les pollutions aquatiques et terrestres, la fonte du permafrost, les nuisances à la faune sauvage, la déforestation, les maladies infectieuses, les dégâts causés aux cultures et aux terres arables, les violations des droits humains... Ce ne sont que quelques-uns des nombreux impacts des industries extractives sur l’environnement, la réduction de la pauvreté et le développement. Doit-on alors parler d’industries extractives ou d’industries destructrices ?

Cliquer ici pour en savoir plus sur la campagne de sensibilisation des Amis de la Terre sur les impacts des industries extractives.




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