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Défendre les droits humains et l’environnement : à quel prix ?

Chaque année dans le monde, plus de 200 militant·e·s écologistes sont assassiné·e·s alors qu’ils/elles défendaient leurs communautés, terres, et environnement face à des industries destructrices. Bien plus sont menacé·e·s, persécuté·e·s, arrêté·e·s arbitrairement pour leur combat pacifique en faveur des droits humains et de l’environnement, face à l’impunité des multinationales. Les gouvernements du monde entier sont trop souvent complices ou participent directement au rétrécissement des espaces de la société civile.

Publié à l’occasion de la visite en France de trois défenseur.se.s en mai 2019, le présent document s’appuie sur les cas de trois pays à risque (Mozambique, République du Congo et Philippines) et formule des recommandations concrètes aux États. Les secteurs d’activités les plus dangereux pour les défenseurs de l’environnement et du droit à la terre sont les industries extractives (mines, pétrole, gaz), l’industrie agroalimentaire (bétail, huile de palme, sucre, coton, etc.) les exploitations forestières, le braconnage et les barrages.

Face à ces industries, les défenseurs de l’environnement sont, chaque jour, de plus en plus nombreux à être menacés dans leur combat pour protéger leurs communautés, leurs terres et leurs moyens de subsistance des impacts socio-environnementaux négatifs des projets et politiques de développement à grande échelle mis en oeuvre par les entreprises, les investisseurs et les gouvernements. Ils mettent en lumière les causes profondes et les responsables de la crise climatique et de la pauvreté, et dénoncent les injustices et les abus de pouvoir afin de créer une société qui repose sur des valeurs d’équité, de justice, et sur le respect de l’environnement.

C’est une réalité que vivent chaque jour de nombreux militants de base de la fédération des Amis de la Terre International, ainsi que les membres des communautés qu’ils accompagnent : ils mettent leurs propres vies en danger et en particulier ceux qui se battent pour défendre les droits des communautés pauvres et isolées dans les pays où ces droits sont le plus mis en danger. Dirigeants et militants locaux, notamment au sein des communautés indigènes, se mobilisent pour le contrôle démocratique des ressources naturelles rares et précieuses, y compris la terre, l’eau et les forêts.

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