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Le nouveau rapport du GIEC est sans appel

A Montreuil, le 8 août 2019 - Le niveau d’exploitation des ressources, qu’elles soient terrestres ou aquatiques, a atteint un niveau sans précédent dans l’histoire de l’humanité. Depuis les années 1960, le recours aux engrais de synthèse a été multiplié par 9, les cultures irriguées ont été multipliées par 2 et les pertes et gaspillages alimentaires ont eux augmenté jusqu’à 30 %.

Paradoxe ultime : alors que le nombre de calories produites par personne a augmenté d’un tiers, 821 millions de personnes souffrent aujourd’hui de la faim. La malnutrition ne cesse de s’aggraver avec, à l’inverse, 2 milliards de personnes en surpoids ou obèses.

Aux origines de cette situation, un système agricole et alimentaire non soutenable qui engendre déforestation et dégradation des terres. Entre 21 % et 37 % des émissions de gaz à effet de serre sont imputables au système agricole et alimentaire mondial, du champ à l’assiette. Parmi ces gaz à effet de serre figure le protoxyde d’azote, un gaz 265 fois plus réchauffant que le dioxyde de carbone sur une période de cent ans. 82 % des émissions de protoxyde d’azote sont le fait de l’exploitation des terres, en raison notamment de la sur-utilisation d’engrais de synthèse dans le système industriel : ces émissions de protoxyde d’azote ont doublé en 50 ans !

Des données adoptées hier par les États du monde entier qui viennent plus que jamais confirmer la nécessité de transformer en profondeur le système industriel qui met en péril notre capacité à nous nourrir et à préserver la planète. Les politiques publiques agricoles à venir, comme la Politique Agricole Commune (PAC) de l’Union Européenne, ne pourront faire fi de cette réalité scientifique. Elles devront soutenir une révolution agroécologique déjà mise en œuvre par de nombreuses et nombreux paysan.ne.s.

Contact presse :
Anne-Laure Sablé, chargée de campagne Agriculture - 07 66 35 42 82

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