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POUR OU CONTRE UNE ZFE A ANTONY ?

La Zone à Faibles Emissions vise à interdire la circulation des véhicules anciens. La mairie interroge la population pour savoir s’il faut étendre cette mesure à toute la ville. Pour les Amis de la Terre du Val de Bièvre, cette mesure est un premier pas souhaitable, mais elle est aussi parfois injuste, et surtout insuffisante : il faut aller plus loin !

L’Ile de France fait partie des régions où l’air est particulièrement pollué. Les Amis de la Terre France ont dénoncé le manque de mesures à la hauteur, et fait condamner l’Etat à agir en 2017, puis lancé un nouveau recours en 2018 avec de nombreuses associations, face aux mesures insuffisantes.

Du coup la Métropole Grand Paris a voté en novembre 2018 le principe d’une ZFE : à compter de juillet 2019, en plus des véhicules essence et diesel immatriculés avant 1997, les diesel mis en service entre janvier 1997 et le 31 décembre 2000 n’auront plus droit de cité sur cette partie de la métropole.

Actuellement, les villes et les habitants sont consultés dans cette zone, délimitée par le grand périphérique de Paris, l’A86. A Antony, une toute petite fraction de la ville s’y trouve. Mais suite aux pressions et aux informations diffusées par les Amis de la Terre du Val de Bièvre sur le degré de pollution de l’air dans la ville, le maire s’est déclaré favorable en début d’année à intégrer toute la ville dans la ZFE (consultation : https://www.ville-antony.fr/actualites/zfe ). Les ATVB invitent à voter pour cette option, car nous considérons que la ZFE est un signal positif, et qu’elle doit s’appliquer à tout Antony. Mais nous pensons aussi que c’est une mesure insuffisante et qui présente de gros défauts :

  • elle vise en premier lieu des personnes ayant de vieux véhicules, pour certains parce qu’ils manquent de moyens ou parce qu’ils s’en servent très peu. Dans ces deux cas, la mesure est injuste ou inefficace
  • elle ne propose pas de voie à suivre à part changer de véhicule, ce qui n’est pas une bonne solution : les véhicules électriques ne sont pas très polluants là où ils roulent, mais leurs impacts sont très importants ailleurs (production d’électricité, de batteries...). Changer de voiture revient à encourager une filière industrielle elle-même polluante, et ne suffira pas.
  • les contrôles seront vraisemblablement très limités.

Ce qu’il faut, c’est encourager la circulation autrement qu’en voiture. Pour Antony : nous avons 10 propositions pour réduire la pollution (voir article antérieur), nous attendons des réponses sur ces points !

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