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Impacts sociaux et environnementaux de l’exploitation des sables bitumineux : les cas du Canada et de Madagascar

La production de pétrole conventionnel est en déclin. En l’absence de politiques qui encouragent l’efficacité énergétique et l’utilisation de combustibles plus propres et non fossiles, les investissements dans les sources de pétrole « non conventionnelles » et plus polluantes – brut lourd, sables bitumineux et schistes bitumineux – sont en train d’augmenter.

Les sables bitumineux – du bitume extrait et valorisé pour produire du pétrole brut de synthèse – sont fortement critiqués pour leurs impacts environnementaux et sociaux, à la fois au niveau local et mondial. Des quantités considérables d’énergie (combustibles fossiles) et d’eau sont nécessaires pour extraire puis transformer ou « valoriser » le bitume afin d’en faire du pétrole brut de synthèse ou d’autres produits plus économiques.

1. LES ENJEUX CLIMATIQUES

Actuellement, les sables bitumineux représentent la forme de carburant non conventionnel la plus exploitée commercialement. Plusieurs projets à grande échelle sont en cours au Canada et au Venezuela, et les investissements ailleurs sont en hausse, avec de futurs plans d’exploitation à Madagascar, en République du Congo et en Russie, notamment par des compagnies pétrolières européennes telles que BP, Shell, Total et Eni. Pourtant, la crise climatique ne nous permet tout simplement pas d’aller extraire et utiliser ces ressources. En effet, l’extraction de ces sables rejette de 3 à 5 fois plus de gaz à effet de serre (GES) que les hydrocarbures conventionnels, constituant une réelle menace pour la protection du climat. Au Canada, le développement des sables bitumineux constitue la source d’émissions de GES qui augmente le plus rapidement, sapant ainsi les engagements que le pays a pris au titre du protocole de Kyoto. À moyen et long terme, cette empreinte carbone va augmenter, d’une part parce que la production des sables bitumineux va se développer et, d’autre part, parce que cette expansion dépendra du développement de gisements de bitume à plus grande profondeur, qui nécessiteront une extraction de type in situ et non pas à ciel ouvert. Or l’extraction in situ consomme plus d’énergie et affiche une plus forte intensité carbonique que la production de pétrole conventionnel ou l’exploitation des sables bitumineux à ciel ouvert. Les compagnies pétrolières affirment que des améliorations au niveau du captage et du stockage du carbone (CSC) et de l’efficacité permettront de réduire les futures émissions de la production de sables bitumineux. Toutefois, cela ne semble en aucun cas réaliste, les technologies de CSC n’ayant pas encore fait leurs preuves et les coûts de leur utilisation à une échelle commerciale étant considérables voire prohibitifs (entre 110 et 290 dollars la tonne).

2. CANADA : UN BILAN SOCIO-ENVIRONNEMENTAL DRAMATIQUE

3. MADAGASCAR : LA CATASTROPHE ANNONCÉE

4. CONCLUSIONS ET RECOMMANDATIONS

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Pour en savoir plus :- Les campagnes des Amis de la Terre :
"Sables bitumineux : toujours plus loin, toujours plus sale !"
"Sables bitumineux : halte au pouvoir des lobbies !"

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