2 juillet 2020

Rendez vous en septembre pour les États généraux du Pays Viganais

Dans ce monde fragmenté, nous pouvons refaire du commun en unissant nos expériences, nos visions de l'avenir afin de réfléchir à : « Comment vivre ensemble sans laisser personne sur le carreau et sans nuire à la planète », un vivre ensemble dans toutes ses dimensions, écologiques, sociales, économiques, culturelles, ...

             POUR NE PAS REVENIR AUX JOURS D’AVANT, D’AVANT HIER,
                  APPEL A DES ÉTATS GÉNÉRAUX DU PAYS VIGANAIS…

Qui aurait pensé il y a quelques mois que la quasi totalité des habitants de la planète se
retrouverait confinée avec le Covid-19 comme épée de Damoclès. Confinés, infantilisés par des dirigeants incapables, naviguant à vue tout en ignorant l’avis des représentant.e.s élu.e.s.
Le président et consort ont tous salués le dévouement et la solidarité en action de ces gens
qui continuaient à faire leur travail durant cette période de confinement, compensant imprévoyances et inconséquences, en oubliant un peu trop vite nos luttes pour la défense des services publics dont
l’hôpital fait partie : tout services confondus, 11 lits d’hôpital pour 1000 habitants en 1980, 6
aujourd’hui.
Mais en saluant les premiers de « corvée », ils essayaient de les récupérer faisant ainsi croire que
leur engagement était le résultat de leur politique en masquant le fait que beaucoup n’avaient pas le
choix.
Nous sommes en état de guerre martelait le président, une métaphore martiale qui permet de
faire peur et de mieux contrôler et imposer certaines mesures. Si la crise que nous traversons
aujourd’hui est effectivement grave, elle devrait aussi nous rappeler que beaucoup d’humains vivent
dans un état de crise permanente (faim, guerre, dérangements climatiques, …).
Qu’importe, en disant cela le président pensait être dans son rôle, le notre est de réfléchir à
ce que nous souhaitons et à ce que nous ne souhaitons plus.
Nous ne voulons plus de cette société de croissance inégalitaire ; pour laquelle seul compte
le profit pour le bien de quelques uns ; causes de guerres, de misère à travers le monde ce que cette
période de pandémie a vraiment montré.
Cause aussi des dégâts infligés à la planète et à tout ce qui y vit et dont les conséquences seront peut
être les prochaines catastrophes qui nous attendent et à côté desquelles l’épisode en cours n’est rien.
Beaucoup d’hommes politiques, de dirigeant d’entreprises,…, souhaiteraient un retour à la
normale, comme avant. Sont-ils bornés, n’ont-ils pas compris que ce qu’ils appellent normal est ce
qui nous mène à ces catastrophes, comme l’exprime Aurélien Barrau :
« Ils ont oublié que le réel est implacable et que le réel, le vrai réel, pas les conventions de
l’économie, le réel physique, médical, climatique, biologique, n’est pas soluble dans les astuces
publicitaires. » https://www.youtube.com/watch?v=peOmB8funZM&feature=youtu.be
Ensemble nous devons définir ce que nous souhaitons pour construire une société qui
n’oublie plus les mots « égalité », « solidarité », qui permette que partout dans le monde toutes et tous puissent vivre décemment tout en protégeant « le petit vaisseau spatial » sur lequel nous vivons.
Nous pouvons tous par nos actions contribuer à aller dans un sens ou dans un autre, nous devons
réfléchir au sens de cette société. Il est temps de penser et d’agir. C’est ça qu’on doit faire à l’échelle
individuelle mais aussi collective. Si la liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres,
nous pourrions aussi dire dans le même esprit, que notre mode de vie conditionne le mode de mort
d’autres personnes sur la planète. Il est temps d’inventer une société différente car la crise du Covid-
19 a montré que nous pouvons agir et que nos actions individuelles et collectives ont du sens.
La priorité doit elle être de renflouer les entreprises polluantes telles que Vallourec, Air France,
Renault, Airbus, etc ? Notre priorité « les jours d’après » sera t-elle d’acheter une voiture neuve ou de prendre l’avion pour des pays lointains ou alors d’essayer d’en tirer les leçons pour affronter correctement les crises de demain, qu’elles soient écologiques ou épidémiques.
Il y a des choses pour lesquelles nous pouvons décider, nos manières de consommer. Pour cela, ne serait-il pas temps de faire le tri en réalisant collectivement un inventaire de nos besoins réels.
Décider ensemble de ce à quoi nous tenons et de ce que nous voulons au contraire arrêter pour enfin engager une autre relation avec la terre.

Et à partir de maintenant, en vrac, chacun pouvant ajouter des propositions:
• je répare d’abord avant que d’acheter pour remplacer ;
• je choisis d’abord l’essentiel, moins le gadget ;
• je fais appel aux compétences et ressources locales ;
• je profite des transports en commun moins de ma voiture, sauf en covoiturage, et plus du
tout de l’avion ;
• je partage, mutualise, m’associe, plutôt qu’accaparer, entasser , rouméguer dans mon coin;
• je participe à la vie démocratique locale en citoyen, non en consommateur ;
• j’économise ces biens communs dont nous avons tous besoin : eau, énergie, air, …
• je préserve la nature, le bâti et le paysage, à commencer par mon espace de vie , pour une
transition écologique;
• j’apprends et développe des pratiques respectueuses de l’environnement (compostage,
permaculture…)
• je trie les déchets produits restants en les réduisant au maximum ;
• je n’utilise plus de conditionnements en plastique ;
• je me fournis auprès des producteurs locaux, si possible en bio ;
• …….
                  … POUR EN PARLER, POUR CONSTRUIRE ENSEMBLE NOTRE
                   AVENIR, POUR UN MONDE CONCILIANT LE RESPECT DE LA
                          JUSTICE SOCIALE, ÉCONOMIQUE ET ÉCOLOGIQUE.

Que vous soyez une association culturelle, sportive, sociale, un syndicat, un collectif, … contactez-nous pour nous aider à organiser les États généraux du Pays viganais qui auront lieu fin septembre 2020.