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Groupe localLes Amis de la Terre Savoie6 février 2015

Lyon-Turin : L’OLAF a décidé d’instruire les dossiers

L'Office européen de Lutte contre la Fraude (OLAF) saisi par les députées européennes Karima DELLI et Michèle RIVASI sur la gestion de Lyon Turin Ferroviaire a décidé d'instruire les dossiers qui lui ont été remis il y a deux mois. http://www.michele-rivasi.eu/sur-le-terrain/lgv-lyon-turin-loffice-anti-fraude-europeen-ouvre-une-enquete-sur-la-base-des-preuves-apportees-par-les-opposants/ http://www.karimadelli.com/index.php?rub=medias&pg=communiques&spg=&act=communique-lgv-lyon-turin-l-office-anti-fraude-europeen-ouvre-une-enquete-sur-la-base-des-preuves-apportees-par-les-opposants Les justifications de ce projet sont construites selon les opportunités du moment et sont, depuis plus de vingt ans, chaque fois démenties par les faits.


A cela s’ajoute des pratiques douteuses et de nombreux conflits d’intérêts, situation qui se concrétise aujourd’hui par l’ouverture d’une enquête par l’OLAF après deux mois d’étude des pièces qui lui ont été transmises.

Ces faits ont également été révélés au Pôle Financier le 17 décembre 2014 par un ensemble de parlementaires français et européens.

Les opposants exigent le gel des travaux lancés à Saint Martin de la Porte en Savoie par Lyon-Turin-Ferroviaire, considérant que pas moins de onze motifs s’y opposent (pièce jointe).

Les opposants rappellent également que la certification des coûts par un tiers extérieur prévue par l’accord franco-italien, exigée par la Cour des Comptes, reconnue nécessaire par Jean Marc Ayrault, n’a pas été réalisée par suite de l’annulation de l’appel d’offre par Lyon Turin Ferroviaire.

Cette absence de certification des coûts doit interdire tout lancement de demande de financement sauf à engager la France et l’Italie dans des dépenses incontrôlées, comme cela a été fait depuis le début de ce projet.

Les opposants au Lyon-Turin rappellent qu’ils exigent avant tout l’utilisation de la ligne ferroviaire existante déjà rénovée et modernisée. Ils refusent les choix routiers, avec le doublement du tunnel routier du Fréjus, et la gabegie des deniers publics alors que les marchandises et les camions pourraient être chargés sur les trains au départ d’Ambérieu pour limiter la pollution dans les vallées alpines.

Les opposants rappellent également qu’ils sont soumis à des menaces de poursuites judiciaires en France pour avoir déployé une banderole le 3 janvier dernier.

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