LGV du Sud-Ouest : Irréversible ? Vraiment ?!
La ligne à grande vitesse (LGV) entre Bordeaux, Toulouse et Dax est un feuilleton aux très nombreux rebondissements. Ce jeudi 7 mai, le Premier ministre Sébastien Lecornu, en déplacement à Toulouse, a affirmé que le projet était "désormais irréversible" ! Rien que ça !
Sur France Inter, la présidente de la région Occitanie se réjouit de cette « étape positive », après avoir signé un protocole d’accord sur le sujet en présence des élus des collectivités locales concernées.
« Ce projet est déclaré d’utilité publique depuis maintenant dix ans et il a déjà commencé, tient à rappeler Carole Delga. Des travaux sont en cours au nord de Toulouse (AFNT) et au sud de Bordeaux (AFSB), et cette année il est nécessaire de lancer l’appel d’offres pour les près de 200 kilomètres qu’il reste à faire. »
Des recours d’associations environnementales toujours en cours
Pour ce faire, le Premier ministre est venu à Toulouse avec une enveloppe de 500 millions d’euros. « Ils vont être doublés par les collectivités locales, les deux régions, les métropoles, les départements, ajoute la présidente de la région Occitanie. En plus, nous allons avoir le financement de l’Europe, puisque c’est un financement à hauteur de 20% par des crédits européens. »
Ce projet de LGV est vivement contesté par des associations environnementales, comme les Amis de la Terre. « Il n’y a aucune garantie dans les documents qui ont été signés que le projet se fera, assure Jean Olivier, co-président des Amis de la Terre Midi-Pyrénées. C’est un projet anti-écologique, antisocial, antidémocratique et ruineux. »
« Chacun a le droit de faire des recours », réagit Carole Delga, qui tient à préciser que, selon elle, la rénovation de la ligne existante serait insuffisante pour absorber le flux de passagers et avoir une alternative à l’avion.
Bien évidemment, tous ces propos de Carole Delga sont à remettre en ligne sérieusement :
La LGV Toulouse-Bordeaux ne sera pas financée par L’Europe puisqu’elle n’est pas un projet transfrontalier. Le report modal de l’avion sur le TGV est inexistant puisque l’aéroport de Toulouse Blagnac a perdu 30% de fréquentation depuis 2020, et le nombre de vols entre Toulouse et Paris continue de fondre comme neige au soleil, et ce, sans LGV…Mais surtout, le financement est dans l’impasse malgré les propos audacieux de Sébastien Lecornu. D’ailleurs, Carole Delga, autrefois plus incisive, mesure largement ses propos en parlant « d’ étape positive« …pas vraiment très enthousiaste…
Retrouvez l’article et les 6 minutes d’itw – Rémi Brancato – France Inter :