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4 novembre 2019

Déclaration d’état d’urgence climatique : des actes !

Le 16 septembre, nos associations envoyaient une lettre ouverte aux décideurs des communes de Chambéry, Aix-les-Bains, et leurs agglomérations, pour leur demander de déclarer l’Etat d’Urgence Climatique.

Apparemment, la plupart des décideurs avaient pris conscience de l’urgence climatique et n’attendaient que cette impulsion citoyenne, car très rapidement, dès le 24 septembre, Aix-les-Bains faisait cette déclaration, suivie de l’agglomération de Grand Chambéry, le 26 septembre. La ville de Chambéry a fait tout de suite savoir qu’elle voterait l’Etat d’Urgence Climatique au conseil municipal du mois d’octobre, ce qui a été fait. La commune de St-François de Sales a également suivi. Seule l’agglomération de Grand Lac n’a pour le moment pas réagi !

Nous sommes satisfait-es de voir que le sujet de l’urgence climatique arrive à l’ordre du jour. Toutefois, en cette période pré-électorale, qui peut pousser à un certain opportunisme vert, nous restons vigilant-es. Au delà des déclarations, des rapports et des scénarios qui se veulent plus vertueux les uns que les autres, nous pouvons constater aujourd’hui la persévérance des élu-es dans l’avancement des projets qui sont en contradiction avec l’Etat d’Urgence déclaré dont voici quelques exemples :

  •  la construction de nouveaux parkings, dont le parking Ravet en centre ville de Chambéry, qui favorisent la voiture, au lieu de développer les transports en commun et donner la priorité aux modes de déplacements doux,
  • le projet de retenue collinaire pour des canons à neige à la Féclaz, fuite en avant d’une vision restrictive de la montagne (considérée avant tout comme un parc d’attraction ?),
  • l’absence de volonté politique pour le développement des transports en commun et le rapprochement des réseaux de Grand Lac (Ondéa) et de Grand Chambéry (Synchro-Bus) permettant de circuler entre les communes des deux agglomérations autrement qu’en véhicule individuel,
  • la politique de développement du transport aérien de l’aéroport du Bourget,
  • la poursuite de l’artificialisation des sols et des parcelles agricoles…

Nous savons que les mesures nécessaires impliquent des transformations radicales de notre société, qui ne pourront être portées que par des décisions politiques très ambitieuses. Notons que le réchauffement climatique est plus rapide dans notre région : entre 1900 et 2015, une augmentation d’environ 2,05 °C a été constatée dans les Alpes du Nord françaises. Cependant, selon le dernier rapport du GIEC, 50 à 70% des leviers à actionner pour limiter le réchauffement climatique se situent au niveau local !

A ce titre, nous demandons :

des votes, avant les prochaines élections, c’est à dire dès les prochains conseils municipaux ou communautaires, selon leurs compétences, de mesures et d’actions concrètes prioritaires, avec les moyens humains et financiers nécessaires associés ;
l’information complète des citoyen-nes sur la situation climatique et environnementale ;
l’intégration de l’urgence climatique et environnementale dans toutes les politiques publiques, avec des objectifs chiffrés pour la réduction des impacts sur le climat ;
l’intégration directe des citoyen-nes dans ces décisions ;
l’abandon des projets non compatibles avec l’urgence climatique.

Assez de paroles, des actes !

Les Amis de la Terre en Savoie, Alternatiba Savoie, Extinction Rebellion Chambéry, Greenpeace Chambéry, Youth For Climate Chambéry.