PANEAUX SOLAIRE _2
Groupe localLes Amis de la Terre Val de l'Eyre19 novembre 2020

LE PHOTOVOLTAIQUE SUR LES TOITS PAS DANS LA FORET !

UNE ENQUETE PUBLIQUE CONCERNANT UN CHAMP PHOTOVOLTAIQUE AU SOL EST EN COURS A BELIN BELIET

L’ENQUETE PUBLIQUE

Elle se tiendra du 05/11 au 07/12/2020.

A chacun sa méthode pour être efficace selon sa disponibilté
Rappel de la procédure pour participer au dépôt d’avis sur enquête publique :

1.1 Pour accéder aux pièces du dossier

Soit en mairie, dossier papier consultable en mairie, sur simple demande :

ouverte tous les jours (vérifier les horaires d’ouverture)
Soit en ligne sur cette adresse ( Prefecture gironde) : https://frama.link/jtsDtUhH1.

2 Pour contribuer à l’enquête :
du premier jour d’enquête publique jusqu’à la clôture de l’enquête

A –  Se rendre en mairie les jours d’ouverture , demander le dossier et le cahier de l’enquête :

Vous pouvez donc y apposer vos remarques à la main,  dater, signer en apposant votre nom (ou représentant d’association ou organisme)

Vous pouvez aussi avoir préparé votre contribution à la maison sur papier libre ou dactylographié et venir l’agrapher au cahier en mentionnant nom, date et signature.

B –  Se rendre en mairie les jours de présence de l’enquêteur publique :

Elle sera dans un bureau avec le dossier et le cahier. Elle est là pour recevoir votre contribution (la préparer) et  pour écouter les informations que vous souhaitez lui porter à connaissance.

C – Il est aussi possible de contribuer à distance… à toute heure !

1 – par courrier adressé à l’attention de la commissaire enquêtrice à la Mairie de Belin Béliet (il sera annexé au registre d’enquête) en veillant à bien identifier l’objet de l’enquête.

2 – par mail pour transmettre vos observations à l’attention de la commissaire enquêtrice à l’adresse : ddtm-spe2@gironde.gouv.fr , en veillant à bien identifier l’objet de l’enquête.

L’ARGUMENTAIRE

L’IMPACT SUR LES ESPACES NATURELS

Le projet est situé à environ 350 m au nord du site Natura 2000 .
Situé sur une zone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique « Vallées de l’Eyre, de la Grande et de la Petite Leyre ».
La destruction de cet habitat naturel à enjeu fort ne fait l’objet d’aucune mesure de compensation particulière
autre que celle d’un « boisement compensateur à surface équivalente », présentée de manière générique
dans le dossier, sans en préciser ni les caractéristiques, ni la méthodologie de mise en oeuvre, ni son
calendrier, ni la composition des espèces qui seront plantées.

En outre, les zones de protection forte  (Parcs Naturels, réserves naturelles, réserves biologiques, arrêtés de protection de biotope)  sont à l’évidence incompatibles avec l’implantation de ce type d’équipement

La préservation de la biodiversité doit faire l’objet  d’une protection  renforcée. En effet, l’artificialisation des sols consécutives à l’implantation d’un parc photovoltaïques engendre une perte d’habitats naturels et la rupture des continuités écologiques.

Enfin la réversibilité  doit être recherchée et être un engagement du porteur de projet.  A cet égard le choix des techniques d’implantation doit privilégier les solutions qui nécessitent le moins de travaux  et de bouleversement des sols.

LES REGLES D’URBANISME

Le projet est situé en zone « NF » du zonage du Plan Local d’Urbanisme communal en vigueur.
Or, le  règlement autorise les parcs photovoltaïques au sol sous réserve
« de leur compatibilité avec l’exercice d’une activité agricole, pastorale ou forestière dans l’unité foncière où elles sont implantées, et de ne pas porter atteinte à la sauvegarde des espaces naturels et des paysages ».
Il y a ici , atteinte à la sauvegarde des espaces naturels et des paysages .

De plus, le PCAET (Plan Climat Air Energie Territorial, obligatoire pour les EPCI tel que le nôtre) stipule a propos du photovoltaïque  :
action 18: Développer le photovoltaïque  sur les espaces artificialisés ou pollués
action 19 : Développer les pratiques d’autoconsommation et de stockage.
Ce projet ne s’inscrit donc pas dans  les préconisations du PCAET.

Plus généralement ce type de projet devrait s’inscrire dans une politique territoriale locale  cohérente avec la transition énergétique  (sobriété et efficacité énergétique) et avec les plans et outils territoriaux  PCAET SRADDET  (schéma régional) permettant  de plus, d’appréhender de façon globale le mix énergétique disponible sur le territoire.
Une véritable concertation pourrait alors se  mettre en place  avec les acteurs du territoire.  Elle permettrait notamment d ‘éviter un mitage du territoire avec des projets  se développant au gré des intérêts privés.

LE RISQUE INCENDIE DE FORET

Il n’est pas pris en compte suffisamment, compte tenu de la situation du projet dans son environnement.
Sur une zone proche du projet (moins de 800m)  il existe déjà une centrale photovoltaïque avec les mêmes risques.
De plus, sur une parcelle jouxtant directement le projet, un autre projet industriel à risque est envisagé sous forme de plateforme logistique et d’entrepôt classés ICPE

L’effet cumulé des projets réalisés et existants apparaît extrêmement préjudiciables et dangereux !
–  tant par la pression (la prédation) sur le milieux naturels notamment / rétention de l’eau joué par les zones humides
– tant sur la grande modification des paysages valorisés dans le cadre de l’écotourisme porté par les communes et CdC et PNR, sur les itinéraires pédestres et cyclables à proximité
– tant par le risque incendie potentiellement concentré sur des parcellaires très proches en zone forestière, aujourd’hui menacées par les incendies

EN CONCLUSION

il est absolument aberrant que ce projet soit en espace forestier, emblématique de notre commune et  sur un site complètement implanté sur une propriété entièrement privée dont les émoluments ne profiteront pas à la collectivité . Ceci est inacceptable.

Produire de l’électricité via des panneaux photovoltaïques OUI mais sous réserve de les implanter sur des zones déjà artificialisées et/ou sur les bâtiments existants et NON sur des espaces naturels existants et nécessitant d’être détruits par défrichement et dont nous avons cruellement besoin.
C’est pourtant simple !