15 février 2019

Lyon-Turin : L’Italie conclut à des pertes abyssales…

Communiqué du 12 février 2019 - Lyon-Turin : L’Italie conclut à des pertes abyssales : La haute administration française et Lyon-Turin Ferroviaire l’avaient écrit depuis longtemps !

L’expertise coûts/bénéfices du projet Lyon-Turin conclut à une perte de plus de sept milliards d’euros.

Personne en France ne peut être surpris puisque cela a été écrit en France par les hautes administrations depuis plus de 20 ans.

En 2006, le dossier d’enquête publique de Lyon-Turin Ferroviaire montrait une perte de 2,880 Milliards d’euros avec le coût d’opportunité des fonds publics et ce malgré des prévisions de circulation du double de la réalité .
La Cour des comptes le confirmait en 2012 en écrivant dans son référé : « Toutes les études et rapports recommandaient pourtant de différer le projet… » et plus loin « selon les études socio-économiques établies en février 2011 pour la société Lyon-Turin ferroviaire sur le projet préliminaire modifié, la valeur actualisée nette économique est négative dans tous les scénarios envisagés. »
En février 2018, le Conseil d’Orientation pour les Infrastructures ne disait pas autre chose et concluait « les caractéristiques socio-économiques apparaissent à ce stade clairement défavorables ».
La question qui se pose est donc : Au nom de quel intérêt, des politiques ont poursuivi ce projet malgré les avis défavorables des administrations ? Une certitude, ce n’est pas au nom de l’intérêt général.

Engager les travaux définitifs du tunnel transfrontalier coûtera beaucoup plus cher à la France que ce qui est annoncé aux contribuables.

L’engagement italien de financer 57,9% des travaux du tunnel de base (article 18 du traité), est une contrepartie financière à celui de la France de construire des accès de 33 kilomètres de tunnels à double tube, à ses frais conformément à l’article 4 du traité. Sans cette contrepartie de la France, l’Italie n’avait aucun intérêt à souscrire un tel engagement, ne disposant sur son territoire que de 12 kilomètres sur les 57 km du tunnel de base.
– L’engagement français n’a fait l’objet d’aucune enquête publique ce qui en interdit la réalisation ; Il est légitime que l’Italie refuse de financer plus que la France sans contrepartie. Elle est fondée à demander une participation financière supérieure à la France en rééquilibrage.
Rappelons que les analyses coûts bénéfices italiennes précédemment favorables ont été faites avec l’un des administrateurs de LTF/TELT.