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Protection du Bois des Garennes à Mériel : les Amis de la Terre Val d’Oise continuent leur action

Depuis bientôt 20 ans les Amis de la Terre Val d’Oise livrent un combat contre l’acharnement de la commune à vouloir détruire l’environnement naturel de Mériel dont les habitants se disent si fiers. L’épicentre de nos combats est le Bois des Garennes, un massif forestier privé de plus de 100 ha, protégé à plusieurs titres : par le Schéma Directeur Régional d’Ile de France (interdiction d’urbaniser dans les 50m de lisière du massif), par le site inscrit des 3 forêts, par le Schéma de Cohérence Territorial (SCOT), par le schéma régional de cohérence écologique (SRCE) d’Ile-de-France et par sa proximité avec le site classé de la Vallée de Chauvry. Pourtant, ce massif est menacé de longue date par les projets de la commune.

De rebondissement en rebondissement, nous avons eu des victoires et des défaites (annulation d’une Déclaration d’Utilité Publique en 2004, annulation d’une autorisation de défricher en 2006, mais poursuite des projets destructeurs quand même !)

Dernièrement nous avons dû introduire 2 recours contre un projet ancien, mais abandonné pendant un certain temps, de création d’une zone d’activité à l’intérieur du massif boisé, ne respectant pas les textes protégeant celui-ci. Notre recours contre certaines dispositions du nouveau Plan Local d’Urbanisme voté en janvier 2014 autorisant ce projet a essuyé un jugement fin 2015 que nous avons estimé peu satisfaisant : rejetant l’essentiel nos arguments juridiques, il enjoint néanmoins la commune à régulariser le dossier, notamment pour non-respect de la distance réglementaire par rapport à une voie express (la RN 184 ne l’occurrence). A supposer que le préfet ne permette pas cette « régularisation » (hypothèse plutôt improbable), le respect de cette disposition serait de toute façon insuffisant pour empêcher le projet de se réaliser. Nous avons donc décidé de faire appel de ce jugement.

Par ailleurs, suite au défrichement illégal d’une partie du massif en aout 2014, nous avons introduit un 2ème recours, contre le Permis d’ Aménager accordé sur les mêmes bases juridiques hautement contestables. L’audience est prévue au 2ème semestre 2016.

Pour compléter ce triste tableau, nous devons aussi faire le deuil d’un chêne de 360 ans abattu récemment dans le parc du centre ville pour permettre la construction d’une maison des associations ! Sans parler des autres chênes centenaires abattus par erreur ( !) il y a quelques années Allée des Chênes en prévision du même projet de zone d’activité !

Décidément, on fait bien peu cas des arbres sur cette commune……

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